Et les blessés?

Sur site, le IIIème bataillon dispose de trois postes de secours pour soigner ses  blessés ; L’ambulance de Bouvignes installée par la famille Amand dans son château, à Anseremme,  les postes de la Croix-Rouge belge installés dans des hôtels et au Vieux Prieuré et à Dinant,  l’hospice de la ville. C’est dans ce dernier que le médecin aide-major Marc Cambon, assisté de ses infirmiers et brancardiers, établit ses quartiers. Il sera également aidé par des religieuses, des Dominicaines, qui occupent le couvent qui jouxte l’institution.

Dinant 1 (1)A Dinant, des mesures de protection avaient été prises afin de signaler l’hospice à l’assiégeant. « On avait eu soin d’arborer l’étendard de la Croix-Rouge. Il y avait un drapeau au clocheton de la chapelle, un à la porte d’entrée, deux sur l’hôpital, un cloué sur le bâtiment en amont de la chapelle, face à la Meuse, un sur la façade arrière et deux ou trois dans le jardin". Malgré ces précautions, l’institution n’échappe pas au bombardement, tout comme le collège voisin qui a, selon son directeur, fait les frais d’un réglage d’artillerie. « Il y eut encore d’autres obus, des balles autant qu’on en a voulu, mais les coups étaient amortis par les matelas placés aux fenêtres,...  des obus égarés lorsque les artilleurs règlent leurs tirs" explique le principal du collège de Dinant.

dinant hôpital civil 1914 aDinant, l'hôpital civil situé sur la rive  gauche de la Meuse. Là où est décédé, le 16 août 1914, le médecin aide-major M. Cambon du IIIème bataillon/148ème RI

Le combat à peine commencé, les premiers blessés commencent à affluer : « Dès 8h1/2-9heures, des blessés français arrivent nombreux amenés par des infirmiers. Ils sont soignés par le docteur Cambon du 148ème RI ». Le combat fait rage dans la vallée. Le docteur Cambon se rend dans la ville , avec ses aides, pour porter secours aux blessés restés sur le terrain. Alors qu’il s’informe de l’état de deux blessés du 33ème RI, une balle le fauche. Une plaie ventrale, une des plus dangereuses, celle qui pardonne rarement. "Le médecin était lui-même blessé. Il était à l'hospice les jours précédents de demanda à y retourner. il y mourut deux jours après". Et de fait, les intestins perforés et ne pouvant être opéré dans l’immédiat, il est emporté, le lendemain 16 août, suite à une hémorragie du foie. 

Liste des blessés du 148ème. Le cahier contient également des listes pour d'autres régiments présents à Dinant.

Liste des blessés 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Liste des blessés 2

 

 

 

 

 

 

Curieusement, deux blessés sont encore admis après le départs des troupes françaises, l'un le 26, l'autre le 31!

Les types de blessures sont renseignés pour chaque blessé. Jambes et bras,  sont les plus touchés par des plaies perforantes, plaies par balle, plaies par éclat d'obus, il y a également ce  shock nerveux ( un stress puissant) qui paralyse le soldat, "faiblesse", ? suite à la peur?, deux plaies à l'abdomen (deux décès) .

blessés

 

 

« Le soir du 15 août, écrit une religieuse, nous avons été encombrées de blessés français. On amena des blessés toute la nuit. Ils furent soignés par les docteurs français (certainement les médecins des 8ème RI et 73ème RI) aidés de soldats, 5 ou 6 sœurs furent occupées uniquement au service des blessés ». Des blessés allemands sont également amenés, ils sont quatre. Ils sont hospitalisés dans une salle voisine mais devant l’affluence de blessés français, « il fallu envahir la salle occupée par les Allemands… ceux-ci ricanèrent, aussi le lendemain, on les évacua. ». Ou plutôt, on les changea de salle… De ces quatre blessés allemands 3 furent évacués par les Français avant le 23 août, le quatrième momentanément intransportable, récupéré par ses frères d’armes lors de la reprise de la ville le 23 août,  échappa à la captivité.

Parmi tous les blessés des régiments ayant participé à l’affaire de Dinant, on en retrouve une vingtaine du 148ème. Trois décéderont des suites de leurs blessures, les autres seront évacués par train vers différents hôpitaux à l’arrière.  Trois erreurs (4 ?) se sont glissées dans l’inventaire, un blessé au moins, Auguste Molle,  ne fut pas évacué par train mais reprit sa place dans sa compagnie,  le médecin Marc Cambon n'est pas originaire de Tarbes mais de Bordeaux, Marceau Fagniart n'est pas repris dans la liste.... On peut comprendre ce manque de "rigueur" car ces religieuses, habituées à la sérénité de leur ordre, voient leur quotidien bousculé par toute cette violence. De son côté, l’aumônier de l'institution  assiste les mourants et entretient le moral des blessés. "Le 15 août, nous avons reçu une vingtaine de blessés, j'ai administré six et enterré 4. Ils étaient tous du pays de Lille, Béthune et du Nord, tandis qu'au collège, c'étaient plutôt des Bourguignons...".

 Quelques précisions sur les blessés

Cambon M. médecin aide-major, mort le 16 des suites de sa blessure  Voir la page lui consacrée dans "ils étaient présents..."

"intestins perforés (pérytonite)"

 Inscrit au tableau spécial de la Légion d'Honneur et de la Médaille Militaire du 26 décembre 1919 "médecin major de 2ème classe au courage sublime, le 15 août 1914 "a été tué en allant sous un feu violent relever des blessés" Croix de guerre, étoile de bronze".

courtois din (1)  Courtois E, 12ème cie,  plaie perforante au pied, évacué le  19 août. il sera soigné du 15 août au 14 septembre, sera en  convalescence (ou une permission) du 15 septembre au 27 septembre 1914 et reviendra dans sa compagnie le 28 septembre. Un autre document le signale comme blessé par balle  avec fracture du péroné jambe gauche!

Thiry R. 10ème cie, faiblesse évacué le 19

4 molle Molle A. 10ème cie, faiblesse  évacué le 19. (erreur).  Les archives départementales du Nord le donne pour remis sur pied le 22 août et reprenant sa place dans sa compagnie. Il sera malheureusement capturé le lendemain lors des combats à Namur.          

Devignes Th. 10ème cie faiblesse évacué le 19

Faubert V. 10ème cie, SHOCK nerveux évacué le 22. Il n’est pas le seul, un soldat du 33ème RI et un autre du 73ème RI seront également"shockés" suite à la violence du combat.

Plusieurs soldats atteints de ce symdrôme  furent fusillés (pour l'exemple) car considérés comme simulateurs. Lorsque la "maladie" fut reconnues, ces vistimes furent soignées.

Lécrivain J 11ème cie, balle au pied  évacué le 19

Ducourier A. 10ème cie, fracture jambe évacué le 18

9 piat aPiat R. 4ème cie, sergent-major balle dans la cuisse et éclats d'obus dans la jambe gauche, évacué le 18

Photo alors qu'il était sergent en 1912.

Ce sous-officier ne faisait pas partie des compagnies engagées à Dinant-Bouvignes ou Anseremme. Il venait d’Anhée afin de récolter des informations pour le compte du commandant Vannière . Il sera de nouveau blessé en août 1915 et malgré sa blessure "a repris le commandement d'une section de mitrailleuses qu'il dirige avec beaucoup de calme  et de sang-froid, très bon sous-officier, belle tenue au feu..." a reçu la médaille militaire.

Fémery L.  12ème cie, Plaie et fracture de la jambe, évacué le 21

11 caudroitCaudroy H 10ème cie, fracture bras évacué le 21

Fracture  de l’humérus droit par balles. « Blessé grièvement une première fois le 15 août 1914 et revenu au front à sa demande, bien qu’imparfaitement guéri ». La blessure sera longue à guérir. Évacué du 21 au 29 août vers l'hôpital d'Abbeville, puis vers celui de Saint-Brieuc jusqu'au 30 octobre 1914. De nouveau transféré vers l'hôpital de Guingamps jusqu'au 10 janvier 1915. Il sera enfin dirigé vers l'hôpital des convalescents de Vannes pour un mois. Puis profitera d'une permission de 7 jours.

Il sera encore blessé en 1916.

 

 

 Dhenayer E. 10ème cie                 ?    évacué le 21

Dussart J. 9ème cie, plaie mollet évacué le 21

13 haas Haas E. 9ème cie, plaie perforante à la jambe, évacué le 21

 blessure à la cuisse droite par balle

Laurent M. 12ème cie, plaie à la jambe par obus, évacué le 21

Leclerq E, 10ème cie, plaie perforante jambe gauche, évacué le 21. En réalité,

Leclercq E. plaie au mollet gauche non évacué.

Manon J. 9ème cie, shrapnels aux doigts, évacué le 19

Blessé une première fois à Dinant, il revient au régiment et est de nouveau blessé le 16 février à la ferme de Luxembourg. Il changera de régiment mais gardera la même "détermination". il sera encore blessé deux fois puis évacué malade...

Les combats à la ferme du Luxembourg, nous en parlerons prochainement.

17 desailliezDesailliez G. 9ème cie,   

blessé le 15 août 14 et évacué le 19 pour contusion par éclat d’obus à la cuisse gauche,  vers l’hôpital du Havre jusqu’au 26 octobre 1914. Revenu au régiment, il reprend le combat « avec beaucoup de détermination’.

 

 

 

hôpital de DinantLaurent A. 12ème cie, plaie pénétrante de l’abdomen. La blessure qui à l'époque ne pardonnait pas par manque d'antibiotiques.

 Du fait de la gravité de sa blessure, plaie pénétrante de l’abdomen, le soldat Laurent Albert ne peut être évacué vers l’arrière. Il décède le 1er septembre alors que la ville est sous la domination de l’Allemagne,

Grandfils A. 9ème cie, plaie au bras, évacué par train

Évacué blessé le 15-8-1914 vers l’hôpital temporaire 67 à Châlon (Marne) . Après des soins importants, il rejoint le dépôt du 148ème situé à Vannes ( Morbihan) où il reçoit sa réaffectation vers la 9ème compagnie du 148ème. Il sera encore blessé avant d’embarquer vers la Serbie (le 148ème RI fera partie de l’armée d’Orient). Il y sera de nouveau blessé et rapatrié vers la France, (hôpital de Nice)

Fortray G. 9ème cie, plaie au bras,

21 perdu (2)Perdu E.  adjudant, 10ème cie, blessure poitrine, évacué le 22.

  L’adjudant Eugène Perdu : Le  15 août 1914 (à Dinant)   Plaie pénétrante de la poitrine avec lésion. Faisant partie de la 10ème compagnie, il devait se trouver en défense du pont sur la rive gauche. Néanmoins, cette blessure, une fois guérie, ne l’empêchera pas de reprendre le combat et de se distinguer de nouveau. Deux nouvelles blessures l'éloigneront temporairement du front. Il en gardera des séquelles importantes « paralysie radiculaire avec atrophie musculaire du membre supérieur gauche ».

Citation du 15 octobre 1915: Le 15 août 1914,  a maintenu sa section sous le feu violent jusqu’au moment où il a reçu l’ordre de se replier. Au cours de ce mouvement a été blessé de cinq balles" (dans la poitrine).

 

 

 

 

 

fagniart marceauFagniart Marceau

Né le 24 octobre 1992, donc il était de la classe 1912 dans le département du Nord, bureau de recrutement d’Avesnes. Il exerçait la profession de noyauteur (industrie de la fonte). Sa fiche le renseigne MORT pour la France, (des suites de ses blessures) à Dinant.

 

 

 

 

 

Ces soldats furent évacués par trains sanitaires entre le 18 et le 22 août. En revanche, deux soldats, Deveaux Alfred et Guillotaux Jean-Baptiste, qui devaient encore recevoir des  soins furent faits prisonniers  lors de la prise de la ville du 23 août et emmenés en Allemagne le 7 septembre.

deveaux 2Devaux Alfred avait été blessé au pont d'Yvoir, le 23. Il faisait partie de la 4ème compagnie. Il resta à l'ambulance d'Anhée jusqu'au 31 août, avant d'être transporté vers l'hôpital de Dinant.

L'ambulance de Bouvignes

Parmi les  nombreux blessés ( la compagnie du 33ème a été prise sous le feu d’une mitrailleuse allemande)  quatre soldats du 148ème y seront soignés par des bénévoles du village.

manesse BouvignesLe soldat Manesse Julien, blessé très grièvement, est soigné dans le château et ce,  même après le départ de sa compagnie. Il était intransportable. Il décède le 24 août, des suites de ses blessures. Mort à l'ambulance de Bouvignes "le lendemain de l'arrivée des Allemands". Dans un premier temps, il sera inhumé dans le cimetière du village puis les Allemands l'exhumeront pour le déposer dans le cimetière militaire d'Anhée. Le soldat sera momentanément considéré comme disparu et ce n'est qu'après la guerre que les informations remonteront vers la famille. Si le capitaine Roques ne fait mention que de 4 blessés, c'est qu'il ignore encore le sort des sections de sa compagnie placées en secondes lignes près du passage à niveau de Bouvignes-Dinant, le soldats  Lécrivain qui sera emmené  à l'hôpital de Dinant pour y recevoir des soins.

lecrivainLécrivain Julien, une balle dans le pied. Les autres se rendront par leurs propres moyens vers Onhaye où les blessés affluent.  Quelques civils les aideront en les transportant dans leurs charrettes. Dinant-Onhaye quelques kilomètres continuellement en montée... quelques kilomètres à parcourir dans la douleur

Les blessés d’Anseremme

Anseremme 3Des soldats de la 9ème compagnie transférés sur Dinant et ceux soignés sur place

Anseremme 4

 

 

 

 

 

Il y avait une ambulance de la Croix-Rouge belge installée dans les hôtels  ou dans l'ancien prieuré situé en dehors du village. Des blessés  y ont été soignés,  pour certains, les soldats  Dussart J., Haas E., Manon J., Desailliez E., Grandfils A. et Fortray E.  seront transportés par les civils, des barques traverseront le fleuve entre Anseremme et Dinant. Les blessés qui pouvaient se déplacer (voire transportés dans la voiture sanitaire) ont suivi la compagnie et ont été dans un premier temps soignés à Hastière par la Croix-Rouge belge locale.

Le relèvement des blessés à Hastières

11 Hastière"Quelques échappés de la bataille nous reviennent défaits, exténués, plusieurs sont blessés et soignés par les habitants" explique le bourgmestre de l'entité. Parmi eux,  27 à être plus sérieusement atteints. Un groupe de brancardiers viendra les relever avec des charrettes réquisitionnées et les hommes seront reconduits sur l'ambulance de Serville afin d'être pris en charge par le service de santé de la 1ère division.

 "que 27 blessés de la journée du 15 (des soldats du 148ème et 348ème RI) - un seul est "inévacuable"- sont à Hastières dans une petite installation de la Croix-Rouge belge ". Les brancardiers prendront des voitures de réquisition et une voiture à quatre roues du groupe  pour les ramener. Un soldat français  intransportable sera laissé sur place, les autres seront, après le tri effectué à Serville,  dirigés vers Merlemont.

 relevement 148 hastiere

serville ambulance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ambulance provisoire à Serville

 

05 durigneux anseremme

 

 

L'itinéraire de Fernand Durigneux

Fernand Durigneux est considéré comme disparu le 15 août et est rayé des contrôles le 30 mai 1916. Un avis définitif est donné le 16 juin 1916. La réalité est tout autre  Malgré sa blessure, il rejoint Hastière avec sa compagnie, soigné dans le poste de la Croix-Rouge du village, il est pris en charge par les brancardiers venus rechercher les blessés. Il sera ensuite envoyé sur l'hôpital de Laon jusqu'au  9 septembre 1914. Revenu au régiment, il est capturé le 22 novembre 1914.

 Et d'autres également pris en charge par les services divisionnaires

Gilbert Louis, blessé le 15 août à Dinant, plaie au côté droit par balle, non évacué. Il sera donc soigné dans une ambulance de seconde ligne et reviendra dans son unité.

Debever Yves, Blessé évacué le 15 août, proposé à la réforme suite à un handicap à la marche du fait de sa blessure "lésions vasculaires et nerveuses au pied gauche".

Debieuvre Alphonse, blessé le 15 août à Dinant "plaie au bras droit et épaule gauche par balle".

Defossez Edouard, blessé le 15 août et évacué sur l'hôpital de Saint-Brieuc, Il en sort le 22 septembre, profite d'une permission avant de rentrer au dépôt de Vannes le 27 septembre, "reparti au front le 28 septembre". Il sera encore blessé plusieurs fois.

oeil dheninDhenin Emile, blessé à Dinant le 15 août, évacué sur l'hôpital temporaire 17 à Bernay le 2 septembre où il subira l'énucléation de l’œil gauche. Amis à la réforme avec pension.

Boquet Léopold,
Dinant le 15 août, blessé à l’œil et subira également l'énucléation de l’œil, proposé à la réforme avec pension.

oeil boquet

Marié Maurice, blessé à Dinant le 15 août, plaie au bras droit, évacué blessé , vers l'hôpital de Laon (?) , envoyé en convalescence le 30 septembre, rentré au dépôtde Vannes, le 1er novembre, rejoint le 148ème le 2 novembre. IL sera encore blessé durant la campagne.

relevement des blessés

 

 

 

 

 

 

 

Le relèvement des blessés  " a été  assuré par le groupe de brancardiers (divisionnaires) sur le champ de bataille s'étendant de R...(?) à Dinant. Ce champ de bataille fut divisé en 2 secteurs (dont) l'axe (était) Weillen à Sommières-Bouvignes. 

Les services de santé, devant l'ampleur des blessés, est quelque peu débordé. Pour les médecins, infirmiers et brancardiers, c'est également un baptême du feu. Ce premier contact avec la réalité permettra de tirer des enseignements  pour le futur.

relevement onhaye 148 16 oaûtVenant de Dinant et de Bouvignes, les blessés du 148ème ri "ne cessent d'arriver"

 

 

 

relevement

 

 

"Commencé à 20 heures... terminé à 2h du matin" pour l'év&acuation de 250 blessés

 

 

 

 

 

 

 

Vers l'arrièreCeux qui savent marcher sont envoyer sur Serville, les autres par véhicules de réquisition sur Flavion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

anthéeà l'école communale d'ANTHEE

Weillen, Anthée, Serville, Flavion, Onhaye voient affluer quantité de soldats. Là, les premiers pansements seront changés et la plaie examinée par des médecins. Selon la gravité de la lésion, le  tri des blessés est effectué et :

Blessure légère, ils seront soignés sur place et renvoyés dans leurs unités.

relevement des blessés3En dernier lieu, ils sont dirigés vers Merlemont d'où ils seront évacués vers la France.

Blessure grave  ils seront transportés vers un hôpital d’évacuation (HOE) situé encore un peu plus en arrière. De nouveau une alternative : soins sur place, léger repos puis retour dans l’unité ou bien une évacuation par train sanitaire vers un hôpital complémentaire (appelé aussi temporaire), situé à l’intérieur (hors des zones de combats). Les blessés "qui marchent" sont recueillis à Anthée "sous des abris" Les soignants reçoivent l'ordre de "réquisitionner  des voitures" Puis les blessés qui peuvent marcher  sont dirigés sur un point de rassemblement désigné: Serville,  les autres sont dirigés  sur Flavion, Quelques "blessés inévacuables sont laissés à Anthée dans une petite formation de la Croix-Rouge belge"."...évacuations doivent se faire au moyen de voitures requises sur MERLEMONT".

Itinéraire L'évacuation des blessés depuis les trois lieux des combats

 1- Bouvignes, les blessés refluent par leurs propres moyens (véhicules réquisitionnés)  ou relevés par les brancardiers vers les postes de secondes lignes

2- Ceux d'Anseremme évacuent sur Hastière sauf quelques-uns 3 qui sont transportés à Dinant.

4- Des brancardiers viennent relever les blessés de la 9ème cie à Hastière pour les conduire sur Serville puis Merlemont.  Les flèches (itinéraires) convergent vers Merlemont, la gare où attendent les trains sanitaires qui les transporteront vers les hôpitaux de l'arrière.

merlemont gareLa petite gare de Merlemont

Sources

JMO du 148ème ri

JMO des services de santé divisionnaires

Archives de l'Evêché, pour Dinant

Archives du CICR, fiche Manesse

Archives départementales des Ardennes et du Nord pour les ESS des soldats cités

Mémoire des Hommes, fiches de Mort pour la France

Archives de la mairie de Fumay pour le jugement déclaratif

Journal officiel, Lois et décrets, citation

Cartes postales anciennes et photos personnelles

Photos des soldats blessés, album du 148ème en 1912.