bonbon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si on parlait du 148ème RI en 14-18, défendant les ponts sur la Meuse en Belgique, se battant sur la Marne puis s'embarquant vers le front d'Orient.

  Suite à des soucis informatiques, beaucoup de photos ont disparu et cela, sur une vingtaine de pages. La reconstruction est initiée. Merci de votre patience.

Les pages en jaune sont en reconstruction, celles en gris avec commentaires sont de nouveau en ordre

 

delsaut augusteAuguste Delsaux, il avait 22 ans. ph. Alain Dubois

 

"On les fera lever un moment ou l'autre quand on aura besoin de boucher un trou du front, on les jettera en pâture à la balle qui troue, à l'obus qui broie, aux gaz qui brûlent les poumons".

Paroles de Poilus

La souffrance des hommes

 

"Une voix plaintive, plus faible, vaincue, appelle sans repos, Maman, Maman. Des gosses qui, las d'en appeler à l'impitoyable cruauté des hommes, se tournent désespérément vers la source même de leur vie et pleurant leur maman comme si par-delà les champs ravagés, elles pouvaient  les entendre et se pencher sur eux".

René Naegelen, Les suppliciés" Paris, 1928, page 38

 

Un régiment, une ville mais surtout des hommes

 

Un bref historique du régiment                                                     Avril 2018

Givet, une ville de garnison                                                            Avril 2018

Un album photos du 148ème  en 1903                                               Avril 2018

 Un autre album du 148ème en 1912                                               Avril 2018

 Ils passent au conseil de révision                                                    Avril 2018

 L'apprentissage au métier des armes                                           Avril 2018

 

 

C'est la guerre

 Les réservistes arrivent                                                               Août 2018

 

 Et sur le terrain                                                                                      Novembre 2018

Les mobilisés arrivent, il faut les équiper, les réadapter à la vie militaire. Réapprendree le maniement de l'arme, du déplacement sur le terrain, leur redonner une condition physique. le temps presse, le temps manque.... Pourtant il y va de leur vie. Puis c'est l'ouverture du pli rouge. "L'ouverture du pli rouge m'indiqua la mission spéciale qui était dévolue au 148ème régiment d'infanterie" écrit le colonel Cadoux, commandant le régiment. Mettre en défense les ponts sur la Meuse. Mais il fallait attendre l'accord du gouvernement belge avant de fouler le territoire allié.

 

Le 1er bataillon entre en Belgique                                                                Novembre 2018

Le 6 août 1914, suite à l'accord intervenu entre les gouvernements belge et français, le 148ème entre en Belgique. Son objectif, la défense des ponts mosans entre Lustin  et la frontière. Le colonel cadoux ne dispose à ce moment que d'un seul bataillon. les autres sont en place entre Fumay et Givet. C'est donc le 1er bataillon commandé par  Vannière qui passe en premier la frontière belge. l'accueil est à la mesure de l'évenement, délirant! La population belge leur offre tabac, bière, nourriture...

 

Du 6 au 9 août, le glissement vers le Nord                                                   Novembre 2018

Le 6 août, le 1er bataillon, un millier d'hommes,  est réparti aux différents points de passage entre la frontière et Dinant. Ponts, écluses sont mis en défense. Bouvigne est, en ce jour,  le point le plus au Nord. Dès le lendemain, de nouveaux déplacements sont entrepris, les positions sont redistribuées.   Il faut "monter" vers le Nord, le plus vite possible. Le pont de Lustin (Profondeville, au Sud de Namur) est (sera) le point extrème.

 

Du 10 au 14 août, la menace se précise                                                                     Décembre 2018

Nombre de petits partis ennemis s'approchent de la Meuse. La cavalerie saxonne s'enhardit jusqu'à venir dans les faubourgs de Dinant ou de Leffe. Confortant le colonel Cadoux dans son idée que c'est la ville de Dinant (et ses trois ponts) qui sera choisie par l'ennemi pour porter son effort. Le IIIème bataillon du commandant Bertrand occupe le secteur Anseremme-Dinant-Bouvignes. Quatre compagnies sans guère de couverture d'artillerie. Les échauffourées sont de plus en plus nombreuses. Tous les défenseurs resteront  sur la rive gauche, néanmoins quelques éléments occupent la citadelle dans le but d'observer les axes routiers venant de l'Ardenne vers Dinant.

 

 Quand la menace devient grondement de canons

0 dinant citadelle 2Les combats  du 15 août, Dinant, Bouvignes, Anseremme et Houx

Vue depuis la citadelle de la ville de Dinant, la Meuse et le pont. Le commandant Bertrand avait établi une ligne de défense en bordure du fleuve (côté droit de la photo). Les défenseurs, trop peu protégés par le muret du quai, étaient à la merci des tireurs saxons embusqués dans la citadelle. L'un d'eux écrira que "les tireurs français étaient des cibles faciles à viser comme sur un stand de tir". Vers la gauche de la photo, en remontant la Meuse, Anseremme où se déroule également un combat. Bouvignes est situé à droite de la photo. (hors cadre)

 

Le 15 août à Dinant                                                                                                    Décembre 2018

L'attaque principale allemande se porte sur Dinant car selon le service de renseignement saxon, le pont, intact, n'était défendu que par un faible effectif privé d'appui d'artillerie. Deux bataillons de chasseurs appuyés par des sections de mitrailleuses et des batteries d'artillerie se lancent à l'assaut de la ville. En plus de la supéririté numérique, les Saxons sont en position haute par rapports aux défenseurs. Ils découvrent la ville depuis les falaises et la citadelle. Un avantage supplémentaire. Dans un premeir temps, le sort des armes sourit à l'assaillant mais dès que les "75" entreront en action, tout basculera à l'avantage des pantalons rouges.

 

Le 15 août à Bouvignes                                                                                Décembre 2018

Un des axes d'attaque des bataillons saxons est dirigé sur Bouvignes. Une passerelle leur permettrait de mettre pied sur la rive gauche du fleuve. Le capitaine Roque avec sa 11ème compagnie défend le village. Il est aidé en cela par des sections du 33ème ri. Le combat sera bref mais intense au point de dénombrer plusieurs morts et des blessés parmi les défenseurs. Mais la position a résisté. Les chasseurs saxons se retirent en début d'après-midi.

 

Le 15 août à Anseremme                                                                                            Décembre 2018

La 9ème compagnie sera engagée sur la rive droite de la Meuse. Elle devait d'après les informations neutraliser les batteries saxonnes en position à Hezrbuchenne. Des canons allemands qui battaient toutes les positions de secteur de Dinant.  Prise sous un feu intense, la compagnie se replia vers Hastières, le passage du pont de Saint-André, battu par l'artillerie ennemie,  déorganisa la compagnie. Des morts, des blessés et des disparus.

 

Le 15 août 1914, à Houx                                                                                             Décembre 2018

Alors que les combats font rage à Dinant-Bouvignes-Anseremme, d'autres troupes saxonnes se dirigent vers Houx dont le pont est défendu par la 4ème compagnie. Une compagnie qui a été détachée du Ier bataillon pour soutenir l'effort du IIIème bataillon. Est-ce réellement une tentative de franchissement? Un combat s'engage, combat qui tournera à l'avantage du 148ème. Toutefois, le village de Houx payera chèrement l'échec de l'assaillant. Dans les jours qui suivent, il sera visité plusieurs fois par des cavaliers qui incendieront nombre de maisons et molesteront la population. L'apogée de la violence se situera le 23 août, plusieurs villageois seront assasinés et le bourgmestre emmené comme otage.

 

A Dinant, combien de prisonniers?                                                                             Novembre 2018

Des trois combats du secteur dinantais, seul celui de Dinant compte des prisonniers. A Bouvignes et à Anseremme, il n'y a pas eu de contacts avec l'ennemi. Chacune des parties est restée dans ses lignes. A Dinant, dans la Citadelle, 24 hommes du 148ème ri ont été capturés. Il y en a eu d'autres, sur la rive droite, lors du rempli vers le pont, car les chiffres atteignent, à l'heure actuelle des recherches, la quarantaine. Quelques exemples.

 

"Le feu tue", les premiers morts au régiment                                Avril 2018

 Les premiers blessés du régiment                                                Avril 2018

 

Et dans la presse                                                                                          Octobre 2018

La presse nationale et internationale commente les faits, les premiers combats entre Français et Allemands font la une! Souvent avec rigueur, mais parfois les articles sont truffés d'informations eronnées

 

 

Et du côté allemand?

Celles 1Lors des manoeuvres de l'armée belge en 1912, les observateurs allemands avaient été surpris, par l'objectif d'un photographe, occupés à dessiner sur des cartes de la région.  Prenaient-ils des notes en vue de...,  En 1914, une hôtelière de Celles reconnaît un "touriste" venu se restaurer dans son établissement. Mais cette fois, il était en uniforme! Des villageois avaient également rencontré ce genre de touristes "notant toutes sortes de renseignements et déployant des cartes militaires très soignées".

 Le combat du 15 août à Dinant vu par les Allemands                                   septembre 2018

 

 

L'effondrement et le repli vers la Marne

Le 23 août 1914, la IIIème armée allemande force le passage sur la Meuse. Les troupes françaises ne peuvent résister à ce passage en force. L'Entre-Sambre-et-Meuse s'ouvre à l'envahisseur. Par Anhée, Warnant et Bioul, les troupes allemandes s'enfoncent vers la frontière française. C'est la retraite de la Vème armée.

panorama 3c

 

 

 

 

 

 Vue de la plaine d'Anhée depuis les ruines de Poilvache. Le IR 177ème  allemand franchit la Meuse sur le pont ferroviaire incomplétement détruit par le génie français. Le détachement du 310ème ri qui défend ce pont lache prise.  Au Nord, (à droite sur la photo), les RIR 103 et le IR 102 franchissent le fleuve à Yvoir et Hun, obligeant le 1er bataillon du 148è RI à retraiter.

 

 Les patrouilles et autres coups de mains                                                      Janvier 2019

Le colonel Cadoux veut connaître les mouvements des troupes saxonnes qui sont devant lui. Il instaure un système de renseignements, de jeunes civils belges sillonnent, à bicyclette,  les plateaux condruziens en quête d'informations. Des fonctionnaires belges - des postiers, des chefs de gare et des gendarmes voire des bourgmestres- participent également  à la récolte d'informations. Mais Cadoux dépêche souvent des patrouilles pour vérifer la valeur des renseignements. Cela donne parfois lieu à des engagements avec l'ennemi. Chaque fois à l'avantage des fantassins du 148ème ri.

 

 

Du 16 au 21 août, des mesures défensives renforcées                                         Décembre 2018

L'alerte du 15 août à Dinant  a été chaude! Il s'en est fallu de peu que l'ennemi ne prenne pied sur la rive gauche! Une peur salutaire! Suite à cela, de nouvelles mesures défensives sont prises par le 148ème ri.. Conjointement à ces décisions internes au régiment, l'Etat-major décide du minage des ponts. Le génie belge et le génie français se partagent les tâches. Lustin et Godinne aux Belges, Yvoir et Houx pour les Français. De nouvelles tranchées sont creusées à Hun et à Rouillon. Le 148ème s'ancre défensivement sur la rive gauche. Tout le monde s'attend à de nouvelles tentatives de franchissement du fleuve. Le général Mangin et le colonel Cadoux inspectent les différents secteurs. Tout semble solide!

 

Du 21 au 22 août, le chaos                                                                             Janvier 2019

Alors que les menaces se précisent, le colonel Cadoux prend de nouvelles dispositions défensives sur le front mosan.  Il compte faire du "bon travail" écrit-il! " "avec un bon régiment". Les événements en décideront autrement! Suite à un ordre de Mangin, seul le Ier bataillon du commandant Vanières restera sur le front de la Meuse, le IIIème bataillon ira combattre à Namur et le IIème bataillon, avec le colonel, se rendra à Onhaye pour repousser une offensive allemande. Trois bataillons sur trois fronts différents. Beaucoup de victimes.

 

 Le 23 août, le franchissement de la Meuse face au 310è ri                           Janvier 2019

 La plaine d'Anhée, face au pont de Houx, est défendue par deux bataillons du 110ème ri. Huit compagnies d'un régiment d'active occupent les nombreuses tranchées. Un ordre tombe! Le 110 ème ri doit se retirer de la position et sera remplacé... par deux compagnies du 310ème ri. Deux compagnies d'un régiment de réserve pour le même travail. Après une marche de nuit éreintante, ce sont des hommes fatigués qui  arrivent sur site alors que plusieurs régiments saxons, appuyés par une puissante artillerie,  se massent sur l'autre rive. Comment opposer une résistance efficace avec si peu d'hommes?

 

La retraite

  A.Marquand, un soldat resté derrière les lignes  ennemies            Juillet 2018

 

Ils étaient présents en Belgique

000 a le petit bandeauCes pages sont consacrées à tous ces hommes, sortis de l'anonymat,  qu'ils soient officiers, sous-officiers, caporaux ou soldats qui ont laissé une traces dans les archives. Leur  nom apparaît dans un rapport, une citation voire une mention dans le JMO du régiment. Dans la mesure du possible, nous recueillerons des informations pour retracer leur parcours durant la campagne contre l'Allemagne. 

Les noms commençant par:                     pour les pages, voir Mars 2018

 

 (C) Cambon M., médecin aide-major, Coutaz-Repland L., capitaine 9ème cie, , 

(L-N) Lancial A. soldat, 

(O-R) Péluchon J. lieutenant 11ème compagnie ,

 

Une page spéciale pour les soldats dont la famille a partagé des documents personnels

Arthaud François    Avril 2018

Barant Ernest (page en construction)

 

Les carnets de notes de Joseph Degaugues, du 31 juillet 1914 au mois d'octobre 1919

Instituteur dans le civil, Joseph Degaugue, de la classe 1912, fait son service militaire sous le drapeau du 148ème ri. La déclaration de guerre le surprend alors qu'il termine une formation de moniteur de sport à Joinville. Il gravira les échelons de la hiérarchie pour terminer au grade de lieutenant. Durant toute la guerre, il tient des carnets de notes relatant  son vécu.

Les premiers jours de guerre                                                                                    Juin 2018  

Sur le front belge, du 10 au 21 août                                                                         Juin 2018

Le baptême du feu                                                                                                        Décembre 2018

Remerciements à...

 Mesdames A. Malfoy, M. Vasse, F. Laude, A. Duchène

Des remerciements particuliers à M. B. Barant, un descendant d'Ernest Barant, soldat du 148ème, pour toute l'aide apportée à mes recherches.

Messieurs J.C. Bataille, M. Bazas, I. Belle, D. Bléron, Y. Bobé, A. Carobbi, TH. Cornet, G. Delaporte,  A. Dubois, H. Henry, J. Horwart,  J. Laurent, G. Laurent, D. Laheyne, E. Maechler, D. Mahu, E. Menez, A. Metzler, G. Leroux,  R. Perot, A. Régis, M. Saint-Loup, L. Schneider, F. Scolari,  B. Sibenaler, M. Velz. et d'autres encore qui seront cités lors de leur intervention.

site carteUn site pour situer les combats en Orient. Le 148ème ri, (de même que le 45ème ri),  est présent dans la région à partir de novembre 1915, et ce jusqu'en 1919! Armée d'occupation.

Macédoine, Serbie, Salonique, Monastir, Dobo Pole, le Vardar, la Cerna, le Sokol... des noms qui forgeront la réputation du régiment.

Quant aux soldats, ils sont plusieurs à reposer dans les nécropoles militaires françaises  de Skopje, Bitola...

http://lazarus.elte.hu/hun/digkonyv/topo/3felmeres.htm

 

 

 

 

Bonne découverte...