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Et si on parlait du 148ème RI en 14-18, défendant les ponts sur la Meuse en Belgique, se battant sur l'Aisne puis s'embarquant vers le front d'Orient.

Les combats à Anseremme, Bouvignes, Dinant, Anhée, Namur, Onhaye et Agimont en Belgique

Coucy-le-Château, Berry-au-Bac, Sapigneul, La ferme de Choléra, la ferme de la Chapelle, le bois de Luxembourg, la côte 108, Quennevières en France

Mrzen, Debrista, Sokol, La Serbie, Macédoine, Grèce, Turquie.... en Orient.

 

Dinant1675 morts et disparus

Que l'oubli ne soit pas leur dernière demeure

 

 

Et les autres?

 

 

 

 Faisons-les revenir du passé pour parler d'eux au présent, le temps d'un souvenir...

Qui sont ces poilus?

 

0 JAu château de Pierrefonds, des soldats du 148ème ri ont gravé quelques souvenirs dans la pierre, des noms, un portrait, des signatures.... Une page consacrée à ces graffitis est en préparation.

Photo de Monsieur J. Buttet, historien

  Pour la plupart, des inconnus dont l’histoire n’a retenu le nom que dans des listes de morts "tués à l'ennemi" voire dans des dénombrements de blessés ou de disparus dressés après un combat pour les moins malchanceux. Les morts auront un monument pour rappeler leur sacrifice mais les autres, tous les autres, les blessés, les prisonniers et les malades, resteront dans l’anonymat du régiment.

Ils seront des "ignorés" de l'histoire.

Pourtant…

Si les archives nous en disent plus long sur ces:  Louis Dron devenu sourd et muet d’avoir subi un violent bombardement, Douchet André, amputé de la jambe droite, Marbaise Camille défiguré et ayant perdu l’œil gauche, Wauthier Jules qui traîne les lourdes séquelles d’un paludisme contracté en Orient ou bien encore de ce Colombet Edouard qui se suicide dans l’hôpital de Vannes,tous n’auront pas cette chance à l’instar des Géraud, Delattre, Triquet et Boquet, des brancardiers allant relever les blessés sous la menace du feu ennemi, qui (jusqu’à présent) demeureront un mystère.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/01/04/38740859.html

 

blogUne carte postale, un nom, un lieu et toujours  une histoire.

 

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/09/07/39125167.html

 

 

 

 

 

mediumLe soldat Georges Delattre

 Les nouveautés dans les pages déjà éditées

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/12/23/38722013.html

un regiment, une ville, des hommes

 

 

 

 

 
 

 

Un régiment, une ville mais surtout des hommes

 

Un bref historique du régiment

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/04/17/36328415.html

"Le 148ème devait périr tout entier, non sans gloire, dans les terribles batailles du mois d'août 1813 sur la Katzbach". Octobre 1887, le 148ème régiment d'infanterie réapparaît. Au départ, caserné à Verdun, il connaîtra d'autres villes de garnison, Sedan puis Givet. Ses différents chefs de corps s'attacheront à lui redonner son lustre d'antan.

 

Givet, une ville de garnison

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/01/24/37042607.html

Une ville de province, proche de la frontière avec la Belgique. Une petite ville au passé militaire! C'est à la charnière des XIX et XXèmes siècles que le régilment, remplaçant le 147ème ri, prend ses quartiers dans la caserne Rougé. Une telle présence, 2000 hommes (en temps de paix), est bénéfique pour les commerces locaux. De plus, la population en tire quelques distractions , concerts, défilés...

 

Deux albums de photos

voir les albums   

En 1903 puis en 1912, le régiment édite un album. En 1903, sur certaines photos, on distingue encore des uniformes anciens (par exemple, un insigne sur le képi des soldats)  alors qu'en 1912, tout le régiment porte l'uniforme "amélioré (modernisé)" celui qui sera le sien en 1914. Les photos permettent également de se rendre compte des différences de tailles entre les hommes. Les soldats entre 1,55m et 1, 63 m n'étaient pas rares. Voir l'analyse des tailles dans la page "Ils passent au conseil de révision".                     

                                                        

Ils passent au conseil de révision

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/04/17/36329064.html

La fiche des états de service et de santé contiennent quantité d'informations sur les soldats:  un bref crayon généalogique, son signalement physique (absence de photo) et son suivi militaire durant sa présence sous les drapeaux. Ces renseignements permettent de rentrer quelque peu dans leur intimité .  Ces fiches sont contenues dans les archives départmentales. Pour le 148ème ri, ce sont, pour l'avant-guerre,  essentiellement les départements  des Ardennes et du Nord. En 1915, alors que les besoins en hommes se font criant, d'autres départements seront sollicités. 

    

 L'apprentissage au métier des armes

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/04/17/36329244.html

Issus de milieux différents et n’ayant pas tous, loin s’en faut, le même degré d’instruction, ces compagnons de conscription vont découvrir la vie militaire. Les voici plongés dans un autre monde qui n’a rien de commun avec ce qu’ils ont connu jusqu’à présent. Ces jeunes qui sortent généralement de l’usine, d’une exploitation agricole, parfois d’un bureau ou d’un commerce voire d’un atelier d’artisan et, à de très rares exceptions, des études vont apprendre la cohabitation, le « vivre ensemble » au quotidien

 

mobilisation,

 

 

 

 

 

 

C'est la guerre

 

 La mobilisation, les réservistes arrivent

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/08/04/36608136.html

La mobilisation est proclamée, les réservistes ont reçu leur ordre de marche et rejoignent en masse la caserne Rougé. C'est la cohue dans la cour de la caserne, quant à la distribution des uniformes et du paquetage... c'est la confusiion! Plusieurs hommes, poussés par l'élan patriotique se portent volontaires. D'autres, des insoumis voire des déserteurs,  profitant des lois décrétées (amnistie pour ceux qui se présenteront)   rejoignent  spontanément  ou bien sont ramenés par la gendarmerie qui les recherche activement. La gendarmerie belge en ramène plusieurs à Givet. Le 5 août, le régiment est en ordre de marche.

 

Souvenirs d'un ancien du 148ème ri

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/11/04/37052835.html

Un carnet qui contient des informations sur l'arrivée des réservistes à la caserne Rougé. C'est le témoignage d'un ancien soldat du 148ème, versé à cause de son âge, dans le 348ème ri.

 

 L'ouverture du pli rouge

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/08/09/36618599.html

Les mobilisés arrivent, il faut les équiper, les réadapter à la vie militaire. Réapprendre le maniement de l'arme, du déplacement sur le terrain, leur redonner une condition physique. le temps presse, le temps manque.... Pourtant il y va de leur vie. Puis c'est l'ouverture du pli rouge. "L'ouverture du pli rouge m'indiqua la mission spéciale qui était dévolue au 148ème régiment d'infanterie" écrit le colonel Cadoux, commandant le régiment. Mettre en défense les ponts sur la Meuse. Mais il fallait attendre l'accord du gouvernement belge avant de fouler le territoire allié.

 

 Cadoux, notes personnelles

 

 

Titre du carnet de notes du colonel Cadoux

 

 

 

 

 

 

 

Le Ier bataillon entre en Belgique

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/09/13/36701114.html

Le 6 août 1914, suite à l'accord intervenu entre les gouvernements belge et français, le 148ème entre en Belgique. Son objectif, la défense des ponts mosans entre Lustin  et la frontière. Le colonel cadoux ne dispose à ce moment que d'un seul bataillon. les autres sont en place entre Fumay et Givet. C'est donc le 1er bataillon commandé par  Vannière qui passe en premier la frontière belge. l'accueil est à la mesure de l'évenement, délirant! La population belge leur offre tabac, bière, nourriture...

 

Du 6 au 9 août, le glissement vers le Nord

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/10/07/36763789.html

Le 6 août, le 1er bataillon, un millier d'hommes,  est réparti aux différents points de passage entre la frontière et Dinant. Ponts, écluses sont mis en défense. Bouvigne est, en ce jour,  le point le plus au Nord. Dès le lendemain, de nouveaux déplacements sont entrepris, les positions sont redistribuées.   Il faut "monter" vers le Nord, le plus vite possible. Le pont de Lustin (Profondeville, au Sud de Namur) est (sera) le point extrème.

 

Du 10 au 14 août, la menace se précise

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/10/18/36793584.html

Nombre de petits partis ennemis s'approchent de la Meuse. La cavalerie saxonne s'enhardit jusqu'à venir dans les faubourgs de Dinant ou de Leffe. Confortant le colonel Cadoux dans son idée que c'est la ville de Dinant (et ses trois ponts) qui sera choisie par l'ennemi pour porter son effort. Le IIIème bataillon du commandant Bertrand occupe le secteur Anseremme-Dinant-Bouvignes. Quatre compagnies sans guère de couverture d'artillerie. Les échauffourées sont de plus en plus nombreuses. Tous les défenseurs resteront  sur la rive gauche, néanmoins quelques éléments occupent la citadelle dans le but d'observer les axes routiers venant de l'Ardenne vers Dinant.

 

 Quand la menace devient grondement de canons

0 dinant citadelle 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dinant, la Meuse et les positions françaises vues de la Citadelle.

 

Les combats  du 15 août, Dinant, Bouvignes, Anseremme et Houx

Vue depuis la citadelle de la ville de Dinant, la Meuse et le pont. Le commandant Bertrand avait établi une ligne de défense en bordure du fleuve (côté droit de la photo). Les défenseurs, trop peu protégés par le muret du quai, étaient à la merci des tireurs saxons embusqués dans la citadelle. L'un d'eux écrira que "les tireurs français étaient des cibles faciles à viser comme sur un stand de tir". Vers la gauche de la photo, en remontant la Meuse, Anseremme où se déroule également un combat. Bouvignes est situé à droite de la photo. (hors cadre)

 

Le 15 août 1914, à Houx

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/11/15/36869437.html

Alors que les combats font rage à Dinant-Bouvignes-Anseremme, d'autres troupes saxonnes se dirigent vers Houx dont le pont est défendu par la 4ème compagnie. Une compagnie qui a été détachée du Ier bataillon pour soutenir l'effort du IIIème bataillon. Est-ce réellement une tentative de franchissement? Un combat s'engage, combat qui tournera à l'avantage du 148ème. Toutefois, le village de Houx payera chèrement l'échec de l'assaillant. Dans les jours qui suivent, il sera visité plusieurs fois par des cavaliers qui incendieront nombre de maisons et molesteront la population. L'apogée de la violence se situera le 23 août, plusieurs villageois seront assasinés et le bourgmestre emmené comme otage.

 

Le 15 août à Dinant

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/04/17/36329279.html

L'attaque principale allemande se porte sur Dinant car selon le service de renseignement saxon, le pont, intact, n'était défendu que par un faible effectif privé d'appui d'artillerie. Deux bataillons de chasseurs appuyés par des sections de mitrailleuses et des batteries d'artillerie se lancent à l'assaut de la ville. En plus de la supéririté numérique, les Saxons sont en position haute par rapports aux défenseurs. Ils découvrent la ville depuis les falaises et la citadelle. Un avantage supplémentaire. Dans un premeir temps, le sort des armes sourit à l'assaillant mais dès que les "75" entreront en action, tout basculera à l'avantage des pantalons rouges.


Le 15 août à Bouvignes

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/04/17/36329295.html

Un des axes d'attaque des bataillons saxons est dirigé sur Bouvignes. Une passerelle leur permettrait de mettre pied sur la rive gauche du fleuve. Le capitaine Roque avec sa 11ème compagnie défend le village. Il est aidé en cela par des sections du 33ème ri. Le combat sera bref mais intense au point de dénombrer plusieurs morts et des blessés parmi les défenseurs. Mais la position a résisté. Les chasseurs saxons se retirent en début d'après-midi.

 

Le 15 août à Anseremme

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/04/17/36329288.html

La 9ème compagnie sera engagée sur la rive droite de la Meuse. Elle devait d'après les informations neutraliser les batteries saxonnes en position à Hezrbuchenne. Des canons allemands qui battaient toutes les positions de secteur de Dinant.  Prise sous un feu intense, la compagnie se replia vers Hastières, le passage du pont de Saint-André, battu par l'artillerie ennemie,  déorganisa la compagnie. Des morts, des blessés et des disparus.

 

Et dans la presse

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/06/16/36491034.html

Des articles dans la presse internationale. les combats entre les Français et les Allemands font la UNE des gazettes. Les journalistes relatent, avec une ferveur toute patriotique, les engagements de Dinant. Parfois avec justesse parfois avec des informations erronées. Qu'importe, il faut entretenir le moral des troupes et de la population.

 

 Dinant, combien de prisonniers?

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/07/14/36560903.html

Des trois combats du secteur dinantais, seul celui de Dinant compte des prisonniers. A Bouvignes et à Anseremme, il n'y a pas eu de contacts avec l'ennemi. Chacune des parties est restée dans ses lignes. A Dinant, dans la Citadelle, 24 hommes du 148ème ri ont été capturés. Il y en a eu d'autres, sur la rive droite, lors du rempli vers le pont, car les chiffres atteignent, à l'heure actuelle des recherches, la quarantaine. Quelques exemples.

 

"Le feu tue", les premiers morts au régiment

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/01/18/37026951.html

"Le feu tue" disait Pétain! Pour le baptême du feu du régiment, les pertes furent sensibles. "Sensibles"... un terme militaire qui tend à cacher la réalité des chiffres. Au moins 23 morts sur le terrain, des morts des suites de leurs blessures, des disparus, des corps inconnus. Trois ossuaires de la nécropole dinantaise contiennent les dépouilles de 570 soldats non identifiés. Une autre urne, commune aux Français et aux Allemands, contient les cendres des cadavres laissés, le 15 août,  sur les glacis de la citadelle.

 

L'enlèvement des blessés

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/01/21/37035325.html

Le 15 août, pour les services de santé, c'est également un premier contact avec la "guerre". Devant l'ampleur des blessés, médecins, unfirmiers et brancardiers éprouvent quelques difficultés pour gérer les transports et les soins à donner aux soldats. Il manque de voitures, il faut en réquisitionner parmi la population. Le front évolue, il faut déplacer les ambulances....Il s'ensuit quelques hésitations, quelques tâtonements dont les états-majors  tireront des enseignements pour le futur.

 

Et du côté allemand?

Celles 1Lors des manoeuvres de l'armée belge en 1912, les observateurs allemands avaient été surpris, par l'objectif d'un photographe, occupés à dessiner sur des cartes de la région.  Prenaient-ils des notes en vue de...En , 1914, une hôtelière de Celles reconnaît un "touriste" venu se restaurer dans son établissement. Mais cette fois, il était en uniforme! Des villageois avaient également rencontré ce genre de touristes "notant toutes sortes de renseignements et déployant des cartes militaires très soignées".

 Le combat du 15 août à Dinant vu par les Allemands

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/04/17/36329309.html

 

L'ennemi se rapproche,

l'affrontement ne saurait tarder

 

 Les patrouilles et autres coups de mains

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/12/03/36914465.html

Le colonel Cadoux veut connaître les mouvements des troupes saxonnes qui sont devant lui. Il instaure un système de renseignements, de jeunes civils belges sillonnent, à bicyclette,  les plateaux condruziens en quête d'informations. Des fonctionnaires belges - des postiers, des chefs de gare et des gendarmes voire des bourgmestres- participent également  à la récolte d'informations. Mais Cadoux dépêche souvent des patrouilles pour vérifer la valeur des renseignements. Cela donne parfois lieu à des engagements avec l'ennemi. Chaque fois à l'avantage des fantassins du 148ème ri.

 

Du 16 au 21 août, des mesures défensives renforcées

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/04/17/36329266.html

L'alerte du 15 août à Dinant  a été chaude! Il s'en est fallu de peu que l'ennemi ne prenne pied sur la rive gauche! Une peur salutaire! Suite à cela, de nouvelles mesures défensives sont prises par le 148ème ri.. Conjointement à ces décisions internes au régiment, l'Etat-major décide du minage des ponts. Le génie belge et le génie français se partagent les tâches. Lustin et Godinne aux Belges, Yvoir et Houx pour les Français. De nouvelles tranchées sont creusées à Hun et à Rouillon. Le 148ème s'ancre défensivement sur la rive gauche. Tout le monde s'attend à de nouvelles tentatives de franchissement du fleuve. Le général Mangin et le colonel Cadoux inspectent les différents secteurs. Tout semble solide!

 

Du 21 au 22 août, le chaos

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/12/12/36937108.html

Alors que les menaces se précisent, le colonel Cadoux prend de nouvelles dispositions défensives sur le front mosan.  Il compte faire du "bon travail" écrit-il! " "avec un bon régiment". Les événements en décideront autrement! Suite à un ordre de Mangin, seul le Ier bataillon du commandant Vanières restera sur le front de la Meuse, le IIIème bataillon ira combattre à Namur et le IIème bataillon, avec le colonel, se rendra à Onhaye pour repousser une offensive allemande. Trois bataillons sur trois fronts différents. Beaucoup de victimes.

 

Cette fois, c'est l'affrontement

Le 23 août 1914, la IIIème armée allemande force le passage sur la Meuse. Les troupes françaises ne peuvent résister à ce passage en force. L'Entre-Sambre-et-Meuse s'ouvre à l'envahisseur. Par Anhée, Warnant et Bioul, les troupes allemandes s'enfoncent vers la frontière française. La percée s'accentue  lorsque l'ennemi franchit la Meuse  au Sud de Dinant , vers Hastière et  Waulsort, menaçant directement les arrières de la Vème armée française et provoquant plus encore la retraite vers la France.

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 Vue de la plaine d'Anhée depuis les ruines de Poilvache. Le IR 177ème  allemand franchit la Meuse sur le pont ferroviaire incomplétement détruit par le génie français. Le détachement du 310ème ri qui défend ce pont lache prise.  Au Nord, (à droite sur la photo), les RIR 103 et le IR 102 franchissent le fleuve à Yvoir et Hun, obligeant le 1er bataillon du 148è RI à retraiter.

 

Le 22 août, le troisième bataillon remonte au combat

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/01/08/37000980.html

 Suite à la demande des autoritiés militaires belges, l'Etat-Major français décide d'envoyer des troupes pour soutenir l'effort défensif des troupes belges engagées dans la position fortifiée de Namur. Un régiment est constitué avec les derniers éléments en réserve de la brigade du général Mangin. Le IIIème bataillon/148ème du commandant Bertrand sera un des bataillons constituant ce groupement de marche. Après une marche de nuit, un bref repos dans la ville, juste "le temps de boire un café",  ces hommes, malgré la fatigue,  montent immédiatement au combat. Un combat perdu d'avance...

 

Des pertes sensibles

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/02/11/37092377.html

Des témoignages effrayants. "Pendant que quelques hommes vont chercher le cadavre, nous lui creusons sa dernière demeure.... Cette funèbre besogne accomplie, nous visitons les tranchées. Quel douloureux spectacle! Pauvres braves, ils sont étendus morts, atteints au moment même où ils se disposaient à envoyer quelques balles à l'ennemi, l'un d'eux renversé sur le dos, les doigts crispés à la gachette de son fusil. Nous prenons leur médaille afin de pouvoir établir leur identité et aussitôt la terre argileuse qui leur a servi de fortin les recouvre.... De là, nous gagnons une prairie dominant le village dans laquelle un certain nombre de soldats ont trouvé la mort. Ils sont couchés par terre, à côté de leur arme, la tête face à l'ennemi".

 

Une menace indirecte pour le  148ème ri

La ligne de défense établie entre Gonoy et Lesve cède,

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/07/24/37519410.html

 

Lesve, 0Le secteur de la "Route des Fermes"

 Certains éléments de la Vème armée du général Lanrezac sont concernés par cette action:

Le 1er corps d’armée du général Franchet d’Esperey dont la division du général Gallet composée de la 1ère brigade du général Marjoulet ( les 43ème ri du colonel Proye et 127ème ri du colonel de Fonclare renforcés par des éléments du 15ème RAC) occupe la ligne Gonoy-Lesve tandis que de la 2ème brigade du général Sauret (avec le 84ème ri du colonel Benoit) tient Sart Saint-Laurent.

« Occupé à attaquer le 10ème corps d’armée français, Von Bülow expose la gauche de son attaque. Le général Franchet d’Esperey, prompt à saisir l’occasion décide d’attaquer ; son artillerie prépare le mouvement par un feu intense. Les Allemands qui ont senti le danger, s’arrêtent et prennent leurs dispositions pour faire face au 1er corps. Celui-ci allait déboucher quand soudain le général Franchet d’Esperey l’arrête… »  . Suite à une fausse information, une armée allemande aurait franchi la Meuse (en amont de Dinant) risquant d’enfermer les troupes françaises dans l’Entre-Sambre-et->Meuse,  (voir Les pages sur ONHAYE), l’attaque est annulée et les plans revus différemment. Repli !  Pendant que le général Franchet d’Esperey organise le repli, la 1ère brigade du général Marjoulet (43ème et 127ème ri) appuyée par deux groupes du 15ème RAC, en place sur  la ligne Gonoy-Lesve, fait front et tente de retarder  l’avance ennemie. Le choc a lieu sur la route dite des Fermes entre Lesve et Gonoy. Après de violents combats, le front craque. Lesve tombe aux mains ennemies. Lesve n'est qu'à 8km des lignes arrières du 148ème ri.

Lesve, les trois fermesLes trois fermes défendues par les troupes françaises

 

 

Saint-Gérard, 1

Saint-Gérard, 2

 Un document allemand expliquant en partie le plan d'attaque des régiments de la Garde

sur le secteur Saint-Gérard-Gonoy-Lesve.

 

Le franchissement de la Meuse, le 23 août 1914

Meuse 23 août 1914 "Le groupe allemand établi à l'Est de la Meuse et évalué à 3 corps d'armée porte du monde à tous les points de passage depuis Hermeton-sur-Meuse jusqu'Yvoir" explique général Cadoux. Yvoir, Dinant, Anseremme, Waulsort et Hastère-par-delà voient arriver de nombreux régiments de toutes armes. En face...   En première ligne, le long du fleuve:

(1) à Yvoir, les 4 compagnies du 1er bataillon/148ème ri

(2) à Houx, deux compagnies du 310ème ri de réserve

(3) à Dinant- Neffe, le 273ème ri. de réserve

(4) d'Anseremme à Hastière-par-delà, le 208ème ri. de réserve.

(5) A l'arrière, le gros de la 51ème division de réserve du général Bouttegourg  avec "de l'artillerie suffisante pour battre l'infanterie mais insuffisante pour contrebattre l'artillerie allemande".  Un rapport de forces de nouveau à l'avantage de l'assaillant. La 51ème division de réserve se compose essentiellement  de deux brigades d'infanterie. Des réservistes.

la 101ème brigade du général Petit avec les 233ème, 243ème et 327ème ri.

la 102ème brigade du général Leleu avec  les 208ème, 273ème et 310ème ri.
 

Le 23 août, le franchissement de la Meuse

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/12/20/36956610.html

 La plaine d'Anhée, face au pont de Houx, est défendue par deux bataillons du 110ème ri. Huit compagnies d'un régiment d'active occupent les nombreuses tranchées. Un ordre tombe! Le 110 ème ri doit se retirer de la position et sera remplacé... par deux compagnies du 310ème ri. Deux compagnies d'un régiment de réserve pour le même travail. Après une marche de nuit éreintante, ce sont des hommes fatigués qui  arrivent sur site alors que plusieurs régiments saxons, appuyés par une puissante artillerie,  se massent sur l'autre rive. Comment opposer une résistance efficace avec si peu d'hommes?

 

 Meuse 1

 

 

 

 

 

 

 

 

La Meuse entre Hun et Anhée, là où le capitaine Gantlet avait pris positions avec la 4ème compagnie

 

La 4ème compagnie du capitaine Gantlet cède

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/12/28/36974127.html

Malgré la situation précaire dans laquelle elle se trouve, la compagnie du capitaine Gantlet tient toute la matinée malgré la supériorité du feu ennemi. L'après-midi, sa résistance commence toutefois à faiblir, (le capitaine, grièvement  blessé en première ligne, ne peut plus coordonner les mouvements de ses différents pelotons) et  devient même critique lorsque se précise la menace d'un débordement ennemi venant d'Anhée (le fleuve a été franchi en amont des défenses de la 4ème compagnie). Le commandant Vannière donne l'ordre  de rompre le combat et de se replier. Le capitaine Gantlet, trop grièvement blessé,  ordonne à ses hommes de le laisser sur place.

 

Rivière-Burnot, le 23 août, le dernier combat

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/12/26/36969737.html

La Meuse est franchie à Houx. Face à ce danger et craignant d'être contournées, les compagnies du 1er bataillon, restées seules en bordure du fleuve, rompent le combat. Elles se replient en direction de Bioul. Cependant une section de la 2ème compagnie, envoyée à Rivière afin d'empêcher un éventuel franchissement du fleuve, n'a pas été prévenue de ce repli. Elle se retrouve isolée et malgré ses faibles moyens, livre un dernier combat contre des éléments du RIR 104 descendus de Mont-Godinne. Elle parviendra à "se dégager par ses propres feux" et à rejoindre sa compagnie.

 

Warnant, une menace pour la retraite du IIIème bn du 148ème ri.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/02/08/37056213.html

bioul1La prise de Bioul. le piège se referme sur les derniers défenseurs de la IVème division belge

  Le 23 août, une tête de pont se forme sur la rive gauche de la Meuse. Le retrait des régiments français facilite son extension. Les troupes allemandes s'engagent dans la vallée de la Molignée et prennent d'assaut le village de Warnant. Bioul n'est plus qu'à 4 ou 5 km. Si Bioul tombe, la route de la retraite de la IVème division belge est coupée. Les derniers défenseurs belges seront pris au piège, les condamnant inexorablement à la captivité. Mais parmi ces troupes en retraite... le 3ème bataillon du 148ème ri . Si le gros du bataillon passe à la dernière limite, les traînards grossiront les rangs des prisonniers belges.

 

 

Les Allemands se répandent dans l'Entre-Sambre-et-Meuse,

 

Le 23 août 1914, le franchissement de la Meuse,

"Refoulés une première fois le 15 août à la bataille de Dinant, les Allemands reviennent à la charge le 23 de grand matin et cette fois, ils réussissent à passer la Meuse et à escaldader les hauteurs de celles-ci faiblement défendues par les Français qui battent en retraite". A Anseremme, à Moniat, au Colébi, à Waulsort, à Hastière et à Hermeton-sur-Meuse, les Allemands prennent pied sur la rive gauche du fleuve, bousculant les défenses françaises et poussant vers Onhaye. ONHAYE! Ce sera la raison pour laquelle le 148ème ri  (le IIème bataillon) sera impliqué dans le combat pour repousser l'envahisseur.  Les régiments saxons concernés par ce franchissement: IR 101, 104, 106, 107, 133 et 181 appuyés par un groupe d'artillerie de campagne le Feld artillerie 32.

freyir

 

 

 

 

 

 

 

La Meuse, en aval de Waulsort, le château de Freyr.

 

1) Le franchissement à Waulsort par le IR 181.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/04/13/37255899.html

 

2) A Hastière par le IR 104

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/06/26/37458571.html

 

colebi paysage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le passage du Colébi 1 Waulsort, 2 le chemin venant de Falmagne, 3 le Colébi, 4 le pont à la borne 12, 5 le chemin (vers Freyr) emprunté par les troupes qui montent vers Onhaye

3) Le pont du Colebi

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/06/27/37461264.html

 

Onhaye, 1915 et  2019

Onhaye, le 17 juin 1915

Onhaye, église

 

 

 

 

Onhaye, le 23 août 1914, une victoire      

Alors qu'il va lancer son attaque contre les éléments de la IIème armée qui viennent de franchir la Sambre en amont de Namur, le général  Franchet d'Esperey est informé de ce que les Allemands, ayant bousculé la 51ème brigade de réserve en défense de la Meuse, occupent Onhaye. Une menace pour le la Vème armée française présente dans l'Entre-Sambre-et-Meuse. L'information est erronée. Mais cela il ne le sait pas!  Immédiatement il prend les mesures que lui impose la situation et prend les dernières réserves de la brigade Mangin pour repousser les Allemands sur la Meuse. Le IIème bataillon du 148ème est  le fer de lance de cette contre attaque. Une victoire! Mais une victoire inexploitée, le lendemain, les troupes battent en retraite!

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/02/16/37092437.html

Onhaye, tombe allemandeUne tombe commune

à 17 soldats allemands du IR 106

Collection personnelle

 

 

 

 

 

 

 

Le combat d'Onhaye vu par les Allemands

Une autre vision de l'engagement. S'étant emparées du village vers 18 heures, les troupes saxonnes doivent faire face immédiatement à une contre-attaque française qu'elles contiendront au prix de pertes importantes. La contre-attaque échoue, les Français se replient. Une seconde attaque est lancée.  A la tête de troupes motivées par sa présence, Mangin attaque  et repousse les Saxons. Le village est repris. Ce n'est pas exactement le récit qu'en donnent les historiques allemands. Sauf celui du IR 106 qui semble respecter la réalité des faits: un revers allemand.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/04/04/37232349.html

 

Les pertes à Onhaye, le 23 août 1914 

 Le 23 août, une journée noire pour le 1er bataillon du 148ème engagé à Onhaye. La 6ème compagnie perd beaucoup d'hommes dont trois de ses officiers, le chef de bataillon y perd la vie ainsi qu'un autre lieutenant de la 5ème compagnie, d'autres sont blessés. C'est une victoire mais coûteuse en vies humaines. Une victoire inexploitée et qui sera de courte durée, la nuit même, le bataillon se retire des positions conquises de haute lutte et se replie vers la France.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/04/20/37273308.html

 

C'est la retraite

"Ce sont les Français qui ont reçu l'ordre de se rassembler sur la Marne". C'est ce que se disent les villageois qui voient passer ces troupes démoralisées.

 

retraite Namur Bioul

L'itinéraire de retraite. C'est dans cet étroit couloir qui se rétrécit d'heure en heure que le IIIème bataillon du 148ème doit se glisser afin de rejoindre la France.

Flèches  Noires

 La IIème armée allemande presse par l'Ouest

 La IIIème armée allemande presse par l'Est

 Au Nord, les troupes ayant pris Namur sont menaçantes

 Les trois engagements à Bioul, Warnant et Denée

 La présence du 148ème rI

 

 

Surice 2

 

 

 

 

 

 

 

 

Surice vu de la croix des fusillés

Un itinéraire jonché de villages incendiés, de villageois fusillés... Les Allemands font payer chèrement l'empathie des Belges pour les "pantalons rouges" voire  l'aide apportée aux troupes françaises. Dès qu'il y a un point de résistance, les Allemands s'en prennent à la population locale:  Hermeton-sur-Meuse, Hastière, Waulsort, Onhaye, Surice ne sont que quelques exemples.

 

De Namur à RocroiLa carte des itinéraires suivis par les tois bataillons du 148ème régiment d'infanterie.

Les petites flèches:

blanches: Entre Namur et Bois-de-Villers, le capitaine Boitel se détache du gros du IIIème bataillon et le précède. Il retrouvera  le IIème bataillon à Gochenée tandis que le commandant Bertrand et les compagnies restantes suivront un autre chemin pour arriver à Rocroi.

rouges: Les sections de la 4ème compagnie retardées à Anhée ainsi que la section du lieutenant de Capellis accrochée à Rivière ne sont pas attendues par le commandant Vannière, chef du Ier bataillon. Elles chercheront à rejoindre par leurs propres moyens  faisant leurs jonctions à Vierves et Oignies.

Ligne bleue, la Meuse

 

 

Ci dessous,  les différentes pages relatant la retraite de chaque bataillon

 

 

 

La dure réalité d'une retraite

"Pendant cette retraite qui fut pitoyable étant donné l'affolement et le défaut de liaison, on se cherche, on ne se connaît plus, on ne trouve plus... Chacun s'en va au petit bonheur". C'est en ces mots particulièrement  durs que le colonel Cadoux s'exprime au sujet de  la retraite. Toutefois comme il faut entretenir le moral de la population civile, les journaux maquillent  quelque peu la triste réalité. Certes, les Français retraitent mais en bon ordre, l'ennemi ne se montre pas. Ce ne serait pas une retraite mais un repli tactique! Mais sur le terrain, les hommes souffrent. Peu de nourriture, peu de repos et malgré tout il faut marcher et combattre un ennemi en nombre supérieur.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/10/14/37710515.html

 

La retraite du 1er bataillon

Le commandant Vannière  dégage trois de ses compagnies du secteur de la Meuse (Anhée- Annevoie-Rouillon) . La 4ème compagnie du capitaine Gantlet et la section de la 2ème compagnie du lieutenant de Capellis , trop accrochées par l'ennemi, ne peuvent suivre. Elles  réussiront néanmoins à rejoindre le régiment juste avant la frontière française.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/08/08/38470437.html

 

 La retraite du 2ème bataillon

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/07/11/37492552.html

Malgré une belle victoire à Onhaye, le 2ème batailon doit se replier. Une retraite difficile car il sera encore confronté à un ennemi qui le talonne. Petit à petit, il se reconstitue avec l'arrivée de différents éléments retardés. Toutefois, ce n'est qu'à Rocroi qu'il sera au complet. Avant de quitter la Belgique, il y aura encore une dernière escarmouche à Agimont, heureusement sans connaître de pertes dans ses rangs. Durant cette marche forcée à travers les forêts de l'Entre-Sambre-et-Meuse  et avec l'aide d'autres régiments de la brigade Pétain, les fantassins du 148ème ri  assureront la couverture de certains élements du 1er corps eux-aussi en retraite.

 

La retraite du 3ème bataillon

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Le bataillon qui a le plus souffert pendant cette retraite. Déjà marqués par trois longues journées sur le terrain dont une journée de combat avec des charges baïonnette au canon, les hommes doivent encore se frayer une chemin à travers une région qu'ils ne connaissent pas et , ce, dans une cohue indescriptible. Franaçis et Belges se pressent sur un seul itinéraire afin d'échapper à l'étreinte de trois armées allemandes. Le bataillon se disloque. Un seul objectif ! Echapper à la capture.

 

Piégés à Givet

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/11/18/37799720.html

 Plusieurs soldats du régiment ayant perdu le contact avec leur compagnie tentent de rejoindre les lignes françaises. Isolés et sans carte pour se diriger, ils se frayent un chemin par les routres encombrées de troupes en retraite et  de civils en fuite. Quelques-uns se dirigeront vers Givet, leur ville de garnison qu'ils viennent de quitter en ce début du mois d'août...

 

La retraite vers la Marne

aisne1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le canal de l'Aisne à Pont Arcy

"Marcher en dormant, dormir en marchant"  traduit bien la duré réalité de ce que vivent les hommes. Marcher afin d'éviter d'être rattrapé par l'ennemi. Manger? Quand on trouve de quoi se mettre sous la dent! L'Aisne et son canal puis la Marne, des cours d'eau  qu'il faut impérativement franchir avant que le génie ne fasse sauter les ponts. Une course sans repos, sans relâche, malgré les fatigues accumulées. Un combat difficile à Coucy-le-Château... Tout cela depuis ce 22 août à Bioul (Belgique), depuis la dernière nuit de sommeil.

 

La retraite vers la Marne, de Rocroi à Coucy-le-Château.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/12/07/37847174.html

Rejoindre la Marne et y stabilser le front.  Routes encombrées de réfugiés, de troupes qui retraitent également, par  fortes chaleurs...  La dissolution de la 8ème brigade et la succession d'ordres et de contre ordres déstabilisent quelque peu l'état-major du régiment. Malgré cela le 148ème exécute avec rigueur les ordres reçus et ce malgré les difficultés rencontrées.

 

Le combat de Coucy-le-Château

Coucy-le-ChâteauSi le régiment s'en était tiré sans "trop" de pertes lors des premiers combats livrés en Belgique, (Dinant, Anseremme, Bouvignes, Anhée, Namur, Onhaye et Agimont) , il en est autrement pour ce combat du 1er septembre. Lorsque, après avoir rompu le combat, le colonel Cadoux reprend sa marche vers la Marne, il ne lui reste que 6 compagnies incomplètes (sur 12 compagnies). Moins de la moitié de son effectif! Des morts, des blessés et des disparus.

Coucy-le-Château

Carte postale ancienne

 

 

 

 

 

Coucy-le-Château, un revers pour le régiment

Alors qu'il tente de rejoindre le 4GDR dont il fait partie, le 148ème ri est bloqué dans sa progression par un fort parti ennemi qui lui est supérieur en forces et en armement. Comme le précise le colonel Cadoux, "il n'a que ses fusils et 6 mitrailleuses à opposer à de l'artillerie (77 et 105mm) et de nombreuses mitrailleuses" . N'ayant pas le choix, il engage un combat mais devant l'impossibilité de forcer les lignes ennemies, il profite de la nuit pour défiler son régiment. 1600 hommes ne rejoignent pas le lieu de ralliement.

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 Les pertes du régiment lors du combat de Coucy-le-Château

Le soir du 1er septembre, alors que le régiment va reprendre la retraite vers la Marne, il manque plus de la moitié des effectifs. Le IIIè bataillon entier, la moitié du IIè bataillon, deux sections de mitrailleuses ainsi que plusieurs sections des compagnies encore présentes. Plus ou moins 1600 hommes dont 26 officiers. Il ne  reste qu'un millier d'hommes. Ces unités, égarées dans les lignes ennemies, vont tenter de rejoindre le régiment. Après une errance d'une quinzaine de jours, quelques 500 hommes rejoindront. Les autres....

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La dernière "marche rétrograde" vers la Marne

Après le revers de Coucy-le-Château, le régiment, du moins ce qu'il en reste, à peine un millier d'hommes, se remet en route vers la Marne. Malgré les fatigues accumulées depuis plusieurs jours, les fantassins doivent, à coup de marches forcées, de jour comme nuit, tenter de rejoindre au plus vite le 4 GDR.

« On erre toute la journée, on marche sous bois, depuis hier, on n’a pas mangé. Fatigué !  ...On n’a encore rien mangé. Heureusement qu’il y a beaucoup de pommes. J’ai trouvé un peu de lait, un camarade a trouvé un seau de vin. Je suis content de manger des betteraves. Je regrette d’avoir abandonné un peu de linge hier, surtout ma veste »

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 Le sursaut de la Marne  vers l'Aisne

l'Allemand recule!

Aisne 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A droite, le mouvement de la 5ème armée dans laquelle évolue le 148ème RI au sein de la 53ème division de réserve

du  4GDR (goupe de divisions de réserve)

Le 6 septembre, Joffre communique à toutes ses troupes..."au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière; tous les efforts doivent être employés à attaquer et refouler l'ennemi. Dans les circonstances actuelles, aucune défaillance ne peut être tolérée. Une troupe qui ne peut plus avancer devra, coûte que coûte, garder le terrain conquis et se faire tuer qur place plutôt que de reculer..."

 

La contre-attaque: De la Marne à Berry-au-Bac

du 6 au 13 septembre 1914

Le 6 septembre, un ordre du jour arrive au régiment. Les troupes françaises reprennent l'initiative. Une marche victorieuse commence. Les Allemands sont repoussés depuis la Marne jusque l'Aisne. Plusieurs jours de marche encore et toujours sous la pluie, malgré cela,  le moral est meilleur. La troupe repasse par des villages traversés lors de la retraite. Mais cette fois, ils passent en libérateurs. Le 148ème délivre le village de Cormicy puis  livre un combat à Berry-au-Bac.  Les premières victimes tombent, des tués et des blessés.

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Le retour des compagnies égarées

Isolés depuis le 1er septembre 1914, des groupes parfois importants de soldats errent  dans une région occupée par l'ennemi. Ils tentent de rejoindre leur régiment. Marcher de nuit, se cacher le jour, traverser des rivières par leurs propres moyens, trouver de la nourriture... tout cela en échappant à l'ennemi omniprésent. Si certains baissèrent les bras, la majorité retrouva le régiment à Berry-au-Bac

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Les compagnies égarées, une autre vision des événements

"Nous devenons les chefs de la tribu". Qui sont donc ces six hommes ? Trois sous-officiers, deux caporaux et un soldat qui ne baissent pas les bras devant l’adversité, six hommes qui gardent le moral malgré le renoncement de leurs officiers.

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  Le combat de la ferme de La Chapelle

Le 13 septembre 1914, la 5ème compagnie s'est retranchée dans la ferme de La Chapelle, attendant le moment propice pour regagner les lignes françaises. Surprise par les Allemands qui retraitent vers l'Aisne, elle engage le combat. Si les Allemands perdent 80 hommes, la 5ème compagnie subit de lourdes pertes, des tués, des blessés, des prisonniers et des disparus. Quant aux  survivants...

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/05/10/38277409.html

 

Le 14 septembre 1914, la 5ème compagnie est anéantie

Suivant l'ordre de leur capitaine, les soldats, sous la conduite de deux de leurs officiers, s'extraient de la Ferme de la Chapelle. Ils se réfugient dans les bois voisins et reprennent leur marche dans l'espoir d'encore rejoindre leur régiment. Hélas, en se dirigeant vers le Nord, ils s'éloignent des lignes françaises et s'enfoncent dans un secteur encore occupé par les Allemands. A Cernay-en-Dormois, ils sont rattrapés et capturés. Il ne reste que quelques rescapés...

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/05/23/38315393.html

 

 Sur l'Aisne

jusqu'au cholera

 

 

 

 

 

Le carrefour au Nord de Berry-au-Bac là où se trouvait la ferme du Choléra. point extrème de la remontée du 148ème ri.

 

Berry-au-Bac, résister et tenir à outrance

etat du regiment

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque le lieutenant-colonel Vignier dresse l'inventaire de son régiment, il n'a plus sous ses ordres qu'un effectif très réduit. Malgré cela, le 148ème ri assumera toutes ses missions.

 

Les 14, 15 et 16 septembre, derniers soubressauts avant les tranchées

 L'ennemi ne retraite plus et fait face. Le front se stabilise. Les 14, 15 et 16 septembre, le 148ème tente de fixer sa ligne de front à Berry-au-Bac en grignotant du terrain. Devant? Derrière l'Aisne et son Canal? Les combats seront violents, les pertes énormes pour un régiment dont l'effectif déjà est fortement réduit. Moins de 1500 hommes avant d'entamer la lutte, ils étaient plus de 3000 en août 14! Malgré ses faiblesses, le régiment sera cité à l'ordre de l'armée pour sa ténacité dans ces jours difficiles. Berry-au Bac, le régiment va y écrire une des plus belles pages de son histoire.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/06/03/38343298.html

 

largeJMO du 3ème régment du génie, 3ème compagnie, le 19 septembre 1914

5 les péniches

 

 

Plusieurs péniches sont restées amarrées près de l'écluse de Berry-au-Bac. Comme elles pourraient faciliter le franchissement du canal, le génie tente en vain de les retirer mais l'envasement empêche la réalisation du travail.

 

Du 17 au 19 septembre, défendre les positions à Berry-au-Bac... A quel prix?

Le front se fige peu à peu, toutefois des deux côtés, les états-majors souhaiteraient  grignoter du terrain sur l'adversaire. Ce sera un premier assaut français sur Choléra. En vain! Les Allemands réagissent vivement par leur artillerie lourde qui prépare un assaut de l'infanterie sur Berry-au-Bac. Sous la pression, le 148ème ri doit  de nouveau abandonner le bourg et par sécurité: « Afin d’assurer l’intégrité du front qu’elles occupent les divisions de réserve feront préparer dès le point du jour la destruction des ponts du canal ». Le 19, c'est chose faite. Le 148ème  défend la nouvelle ligne de front depuis les rives Sud de l'Aisne et de son canal.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/06/21/38384237.html

 

Berry-au-Bac confluent des deux canauxBerry-au-Bac, Sapigneul, la côte 108, le mont de Sapigneul, côte 91... des noms qui resteront gravés dans la mémoire de ces hommes qui ont participé aux combats.

Rien que du 12 au 14 octobre 1914,  323 hommes mis hors de combat!

Et le mois de novembre s'annonce encore plus meurtier.

 

 

 

 

Du 20 au 23 septembre, en seconde ligne pour prendre un peu de repos

« soumises depuis plusieurs jours aux fatigues des premières lignes… il importe que les effectifs des éléments placés en première ligne soient ramenés au minimum en vue d’économiser les forces (et) d’éviter des pertes inutiles par l’encombrement des tranchées soumises aux feux rapprochés de l’ennemi ». Ces « troupes ramenées vers l’arrière (pourront de la sorte)  prendre quelques repos, prendre des repas chauds et prendre des précautions d’hygiène, comme le nettoyage des effets, graissage des chaussures, creuser des feuillées ». Le 148ème ri quitte donc Berry-au-Bac et prend ses cantonnements dans les campagnes de Bouffignereux.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/07/02/38407153.html

 
 

Les 24 et 25 septembre, le combat à la ferme de Choléra

Le 148ème est désigné pour soutenir l'attaque sur la ferme Choléra. Parti de Pontavert, il accompagnera le 110ème Ri vers l'objectif puis poursuivra son mouvement vers le Camp César. Durant la progression, le  bataillon de tête, commandé par le nouveau chef de bataillon Ch. Voirin,  est pris par des feux d'enfilade venant de Berry-au-Bac. Ordre lui est donné de déloger l'ennemi de cette position. Mais...

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/07/19/38437349.html

 

Du 27 septembre au 11 octobre 1914, le régiment se reconstruit

 Revenu des combats de La ferme de Cholera, le régiment regagne ses cantonnements dans les campagnes de Bouffignereux. Un  régiment qui ne compte plus 29 officiers 87 sous-officiers et 1136 soldats. Le cadre officiers est insuffisant ainsi certaines compagnies ne sont plus commandées que par un seul lieutenant ! Le repos sera bref car à peine  quelques jours après son retour, le régiment remonte en ligne pour trois jours. heureusement, ce séjour dans les tranchées sera très "calme".

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/08/20/38449169.html

 

000 cimetière

« Je songe à vos milliers de croix de bois, alignées tout le long des grandes routes poudreuses, où elles semblent guetter la relève des vivants, qui ne viendra jamais faire lever les morts... Vous étiez si jeunes, si confiants, si forts, mes camarades : oh ! non, vous n’auriez pas dû mourir… Une telle joie était en vous qu’elle dominait les pires épreuves. Dans la boue des relèves, sous l’écrasant labeur des corvées, devant la mort même, je vous ai entendu rire, jamais pleurer ».

Les croix de bois, R. Dorgelès

 


Les pertes seront de plus en plus lourdes

A partir du mois d'octobre 1914, les pertes en hommes, morts, blessés et disparus se chiffreront par centaines. A l'exemple du combat entrepris du 12 au 14 octobre entre Berry-au-Bac et Sapigneul. Trois jours au contact de l'ennemi et 323 hommes hors de combat dont 39 morts, 196 blessés et 88 disparus. Les assauts qui suivront, comme ceux de novembre.... seront tout aussi meurtriers. Un bilan des morts qui hélas s'alourdira encore dans les jours qui suivent les combats. Combien de blessés ne sont-ils pas morts des suites de leurs blessures? Combien de disparus  déclarés morts par un jugement d'un tribunal siègeant après la guerre? Des morts à ajouter à ces funestes listes.

seulin 16 sept 16 octo Le soldat Seulin Charles a été grièvement blessé au cours d'une corvée de ravitaillement, pour laquelle il s'était porté volontaire... sous un violent bombardement qui ne laissa indemne qu'un seul homme de la corvée, le 16 septembre 1914. Il est mort des suites de ses blessures un mois après à l'hôpital de Clermont-Ferrand.

Gallica, Journal officiel Lois et décrets

 

 
Du 12 au 14 octobre 1914, la côte 108 (Berry-au-Bac)  et la côte 91 (Mont de Sapigneul)

« La côte 108 constituait un observatoire de premier ordre ayant des vues sur la plaine s’étendant au Sud et à l’Ouest de Berry-au-Bac vers Cormicy et Gernicourt. De plus, elle dominait Berry-au-Bac et les tranchées avoisinantes. L’intérêt stratégique qu’offrait sa possession  pour les deux parties explique l’acharnement avec lequel Français et Allemands se disputèrent cette hauteur si difficile à défendre ». 

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/08/26/38498509.html


 

regiment allemand le 177 IREt vu du côté allemand?

 

Entre le 13 septembre 1914 et le 1er octobre 1915, le 148ème est souvent présent dans le secteur de Berry-au-Bac. Il y sera plusieurs fois confronté à deux régiments allemands le IR 177 et le 12ème bataillon de chasseurs à pied saxon. Deux régiments qu'il il a déjà  combattu à Dinant et à Houx-Yvoir, le 15 août 1914.

Les hasards de la guerre feront encore rencontrer le 148ème aux Saxons.... en Orient!

Un carnet de soldat avec quelques pages de mots traduits en français.. des mots qui concernent la nourriture (lard, lait oeufs...) les objets familiers (souliers, fil, bouton, aiguille...). De quoi se faire comprendre par la population.

Page en préparation

 

 

 

 Du 15 au 24 octobre 1914, le régiment descend en arrière du front.

« L’action offensive (est) provisoirement suspendue pour éviter des pertes hors de proportion avec les résultats à  attendre ». Après donc plusieurs jours au contact de l'ennemi, les hommes ont besoin de repos, "de manger des repas chauds et de procéder à quelques travaux de propreté".... Mais est-ce vraiment du repos? Du moins un repos comme  l'espèrent ces hommes fourbus?  Si l'on en croit les critiques d'un témoin....

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/09/10/38524231.html

 

Du  25 au 31 octobre, reprendre  et tenir la côte 108

L'engagement est meurtrier, des combats rapprochés au corps à corps, tenir des tranchées sous la menace des mines, les pertes seront énormes. Sur ces quelques jours, près de 200 hommes hors de combat. Le soldat J. Degaugue témoigne : « Le soir, il nous faut reprendre la position à la baïonnette. L’assaut donné par deux sections éprouvées (40 hommes) soutenue par des feux de salves qui mettent le feu aux cadavres. Fusées, projecteurs, mitrailleuses, bombes, grenades et pluie de balles. Nous allons jusque la tranchée mais pas assez nombreux, nous nous replions, je ramène mon camarade, le sergent Cuvelier, blessé et je le soigne"

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/11/03/38555519.html

 

" L'attaque est certaine. Surtout, je ne dois pas penser. Que pourrais-je envisager? Mourir? Avancer de 100, 200, 300m dans les positions allemandes? J'ai trop vu que cela ne changeait rien aux événements. Pourtant, je dois attaquer. 

G. Chevallier, La Peur

 

Du 1er au 8 novembre 1914, repousser les Allemands hors de Sapigneul

En ce début de novembre, le lieutenant-colonel Vignier se voit charger d’organiser une centre de résistance avec l'aide du  Vème bataillon du 284 ri appuyé par le groupe d’artillerie Bourette et Hollande (du 15 RAC) ainsi que des unités du Génie. Les Saxons tentent de forcer le passage sur le canal Aisne-Marne. Si l'attaque est rapidement repoussée du côté de Berry-au-Bac, celle du côté de Sapigneul donnera du fil à retordre aux compagnies engagées. Après un premier échec des compagnies conduites par le commandant Massenet, celles du commandant Bertrand réussiront à rejeter les Allemands de l'autre côté du canal.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/11/20/38659634.html

 

 

 Du 9 au 20 novembre 1914, toujours sur la côte 108 et résister

« Sur la côte 108 suite aux précédents combats, la situation a légèrement évolué à l’avantage du 148ème ri » du moins c’est ce que disent les rapports qui émanent de l’Etat-major de la division. « Nos organisations améliorées de jour en jour offraient maintenant une base de départ solide ». Le 148ème ri se prépare donc à étendre son rayon d’action sur la butte 108. Toutefois, l’engagement sera retardé car les Allemands prononcent une attaque sur le saillant N/E de Berry-au-Bac occupé par le IIème bataillon du commandant Massenet.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/12/08/38695480.html

 

"As-tu jamais songé aux autres morts, ceux que nous n'avons pas connus, tous les morts de tous les régiments ? Le nôtre, rien que le nôtre, en a semé des centaines sur ses pas. Partout où nous passions, les petites croix se levaient derrière nous, les deux branches avec le képi rouge accroché. Nous ne savions même pas combien nous en laissions : nous marchions… » (de « Ceux de 14 » par Maurice Genevoix,

 

Du 20 novembre au 8 décembre 1914, en repos

Loin des premières lignes et des bombardements, le régiment ne déplore aucune perte, à l’exception du soldat Bonne Arthur disparu le 20 novembre. Néanmoins, pendant cette période, le régiment perdra 17 hommes : des malades et des blessés lors des combats précédents et qui meurent des suites de leur maladie ou de leurs blessures dans les ambulances voisines voire dans les hôpitaux de l’arrière.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/01/08/38745841.html

 

Du 9 décembre au 13 février 1915, le premier hiver dans les tranchées

Le régiment s’installe dans ce que l’on appelle la guerre de tranchées ou dite également guerre de positions : « l’on se familiarisait peu à peu avec ce monde de stabilisation que quelques mois auparavant, nul n’aurait prévoir » nous apprend  l’historique du régiment. Mais  l'ennemi le plus à craindre, c'est l'hiver. Les malades sont de plus en plus de nombreux, plus de 40 dans la compagnie de Joseph Degaugue

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« Reste la mort. Elle aussi, elle a été notre effrayant compagnon. Mais à l’effroi aussi, on s’habitue. Tant qu’elle frappait à nos côtés, nous nous méprenions sur elle : elle nous était comme un spectacle dramatique et bouleversant, auquel nous réagissions âprement, de toutes les forces de notre corps vivant. Il n’eût pu en être autrement. Nous nous imaginions à la place de l’homme abattu ... » « La mort de près » par Maurice Genevoix.

 

Le 16 février 1915, le combat du Bois du Luxembourg

Rejeter l’ennemi au-delà du canal Aisne-Marne. Si cette visée stratégique justifie la manœuvre, l’attaque n’est néanmoins qu’une diversion. En réalité, l’objectif premier est de fixer des troupes allemandes sur les fronts dit « calmes » afin d’empêcher l’état-major ennemi d’y prélever des régiments pour les concentrer autour de Tahure, là où Joffre a décidé de lancer une offensive de grande envergure.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/03/23/38881075.html

 

Les pertes du régiment au combat du Bois de Luxembourg

Un combat mal préparé par l'artillerie française qui n'a pas détruit les mitrailleuses ennemies et qui n'a pas entamé les différents réseaux de fils de fer barbelé devant les tranchées allemandes. Les fantassins devront sortir des boyaux de départ sous le feu de l'artillerie ennemie puis parcourir quelques 400 m en terrain découvert battu par  le feu croisé des mitrailleuses allemandes.

Les pertes seront très lourdes

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/03/28/38889947.html

 

 Un long repos loin du front. Repos....mais est-ce le bon terme?

Malgré les marches, manœuvres et les exercices de tirs que le général Corvisart commandant de la 8ème brigade avait prescrits pour entraîner la troupe, le repos de près de deux mois dans la région de Rosnay, Courcelles et Sapicourt a laissé un souvenir d’un séjour enchanteur.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/06/06/39003103.html

 

« Une des erreurs du Commandement (du moins en ce qui nous concerne, mais nous n’étions pas les seuls) a été de ramener et ramener les survivants – les mêmes hommes – sur les mêmes champs de combat où la mort les avait épargnés. »  (La mort de près Maurice Genevoix) 

 

 Du 11 avril au 15 mai 1915, devant le Bois du Luxembourg, dans les tranchées de Villers-Franqueux

Presqu'un repos si l'on en croit le JMo et pourtant, sous la menace de l'artillerie ennemie,  le danger était bien présent

Des morts et des blessés malgré ce calme tout relatif.

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Du 16 au 30 mai 1915, sous le feu ennemi, creuser, aménager, terrasser pour fortifier le secteur

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/08/17/39098042.html

A la fin de sa présence, le 148ème laisse un secteur mieux mis en défense avec redan au Nord, une nouvelle ligne de défense à l’ouest du mont Doyen et poste avancé en Q’, organisé la 2ème ligne au SUD-Ouest du mont Doyen, creuser des boyaux de tout le secteur Sud-Ouest du Mont Doyen et creusé la tranchée Victor Emmanuel dans la clairière des Vaches. Dans le Bois de la Mine, il n’existait à son arrivée que les boyaux Nord et Sud, le boyau du Génie et le boyau central. Il a creusé les boyaux a b c d e, élargi le boyau central et le boyau le long du Bois Marteau pour y permettre le passage à deux hommes. Il a repris la lisière jusqu’au point Q’ et trois puits ont été creusés....

 

Les pertes pendant les travaux sous le feu ennemi

Quelques morts sous les bombardements ou les jets de grenades, ou bien encore des suites de leurs blessures et aussi des blessés que les soins remettront sur pieds mais qui garderont de lourdes séquelles. Rares sont les soldats qui s'en sortent indemnes d'une telle tourmente.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/08/26/39109392.html

 

« Les armées s’étaient fixées, enterrées dans des tranchées desservies par des boyaux, couvertes par des embroussaillements de réseaux Brun, de chevaux de frise.... »  (La mort de près , Maurice Genevoix),

 

Lu dans le journal  Le Progrès du Finistère, le 22 janvier 1916.

Hommage

le progres du finistère 22 janvier 16

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un régiment, des hommes , des carnets

 

 archivesLes carnets de notes de Joseph Degaugues,

 Instituteur dans le civil, Joseph Degaugue, de la classe 1912, fait son service militaire sous le drapeau du 148ème ri.  Il gravira les échelons de la hiérarchie pour terminer au grade de lieutenant. Durant toute la guerre, il tient des carnets de notes relatant  son vécu et celui de ses frères d'armes. Nous prendrons certaines de ses  notes afin d'illustrer les faits de guerre traversés par le régiment et comprendre le vécu de ces soldats que les pages d'un JMO ne peuvent traduire.

En construction au fur et à mesure de la lecture des carnets

Ces notes se trouvent aux archives départementales de la SARTHE, cote 1J461 et 462

 

L'année 1914 

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/11/12/38645989.html

 

L'année 1915.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/05/04/38954624.html

 

 

000 a le petit bandeau Des histoires de soldats

« Mes morts, mes pauvres morts, c’est maintenant que vous allez souffrir, sans croix pour vous garder, sans cœurs où vous blottir. Je crois vous voir rôder, avec des gestes qui tâtonnent, et chercher dans la nuit éternelle tous ces vivants ingrats qui déjà vous oublient».  (de « Les Croix de bois » par Roland Dorgelès)

 

 

015Des noms retouvés dans le JMO du mois de mai 1915 , des destins divers

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/08/02/39081263.html

L'adjudant Vital Dequéant promu sous-lieutenant

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/09/11/39130343.html

 

 

 « ... des millions d’hommes forment des troupeaux innombrables que des bergers galonnés conduisent vers les abattoirs, au son des musiques. » (de « La Peur »  Gabriel Chevallier)

 

017 Trois officiers tombés au Bois du Luxembourg

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/05/03/38953199.html

L'adjudant-chef L. Dupuy, mort des suites de maladie contractée en captivité

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/03/11/38859544.html

 

 

 « ... N’eût été le martyre de la boue, l’hiver nous eût été clément. On mourait peu.  » (de « La mort de près» par Maurice Genevoix)

 

photoUn marin devenu fantassin au 148ème ri. François Sinquin, mort pour la France, le 16 février 1915, au Bois du Luxembourg

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/04/10/38913049.html

 

 L'adjudant Manesse et ses pairs au Bois du Luxembourg

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/04/14/38919207.html

 

 

016Ils jouaient aux cartes lorsqu'un obus est venu terminer sa course meurtrière dans leur abri

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/02/06/38800402.html

Le sous-lieutenant de réserve Abdon Briatte, victime d'un tireur embusqué

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/02/11/38809385.html

 

 

« La mort des autres me laisse vivant. Il faut s’habituer davantage. » de « La mort de près  par Maurice Genevoix,

 

015Le sous-lieutenant Fenaux, inhumé dans l'ossuaire de Flavigny-le-Petit

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/12/01/38682222.html

 Les trois sous-lieutenants de la côte 108

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/01/22/38745851.html

 

 

 "As-tu jamais songé aux autres morts, ceux que nous n'avons pas connus, tous les morts de tous les régiments. Le nôtre, rien que le nôtre, en a semé des centaines sur ses pas. Partout où nous passions, les petites croix se levaient derrière nous, les deux branches avec le képi rouge accroché. Nous ne savions même pas combien nous en laissions : nous marchions… » de « Ceux de 14 » par Maurice Genevoix,

 

014Capitaine Henri Guy de Lisle du Dreneuc, officier mitrailleur

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/10/26/38611206.html

 Les deux frères Dutilloy de la même compagnie...

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/11/26/38673951.html

 

 

« Or, la perspective de disparaître anonymement, sans une croix, sans une tombe digne de ce nom, sans que les parents ou l’épouse puissent un jour rapatrier le corps dans le caveau familial et venir se recueillir devant lui, terrorise les soldats. ... Disparaître à la guerre est malgré tout d’une banalité effrayante. La majeure partie des morts des six premiers mois sont des disparus, ni officiellement comptés parmi les morts ni dénombrés parmi les prisonniers. Volatilisés sur le champ de bataille, enterrés à la va-vite par l’ennemi lors de sa progression en 1914, ils se sont évanouis. Et leurs familles n’ont jamais rien su. Naturellement, » (de « 1915 (TEMPUS t. 703) » par Jean-Yves LE NAOUR)

 

011  Ange Pech et Antoine Lovera, deux sergents venus du Sud.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/10/08/38547803.html

 Louis Pedehontâa, à peine sorti de Saint-Cyr..

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/10/16/38594039.html

 

 « Dans la boue des relèves, sous l’écrasant labeur des corvées, devant la mort même, je vous ai entendu rire : jamais pleurer.  » (de « Les Croix de bois » par Roland Dorgelès)

 

01Le commandant Ch. Voirin,  alors qu'il passe la revue de son bataillon...                

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/07/22/38442525.html

Le lieutenant Louis Plusquellec, un enfant de la troupe  devenu officier                                     

 http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/09/08/38522600.html   

      

 « il repartit les bras ballants et courut avec nous, sans comprendre qu’il était déjà mort. »

 Les Croix de bois ,  Roland Dorgelès

 

02Le capitaine Arnaud et le sous-lieutenant Forestier le mentor et son disciple                                            

 http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/07/15/38430960.html

L'adjudant Paquier et le mitrailleur J. Paquet sous le feu ennemi                                                     

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/03/07/36925438.html

 

 

 « Faire la guerre n’est plus que cela : attendre. Attendre la relève, attendre les lettres, attendre la soupe, attendre le jour, attendre la mort… Et tout cela arrive, à son heure : il suffit d’attendre… »  Les  Croix de bois, Roland Dorgelès

 

03Cinq frères d'armes dans une même fosse creusée à la hâte                               

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/06/06/38350759.html

 

J. Javoy et E. Laveaux, "tenir la position à outrance"                            

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/07/05/38413198.html

 

 « Ils sont tombés comme ils chargeaient, front en avant ; certains, abattus sur les genoux, semblent encore prêts à bondir. Beaucoup portent le pantalon rouge du début. On en voit un, adossé à une petite meule, qui, de ses mains crispées, tient sa capote ouverte comme pour nous montrer le trou qui l’a tué. »   Les Croix de bois,  Roland Dorgelès

 

04Le sous-lieutenant J. Courty, mort à l'ambulance n°3 des suites de ses blessures                                      

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/06/18/38377915.html

 

 Les lieutenants A. de Reviers de Mauny et Joseph Cyriaque Munérot le même parcours.               

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/05/25/38321062.html

 

« Il portait ainsi en lui le nom de quelques camarades, laissés dans les petits cimetières de Champagne ou de l’Aisne, ou bien entre les lignes, sur la terre à personne, »   « Sa tombe ? Quelque part, sur le front… »

Les Croix de bois, Roland Dorgelès

 

05Le capitaine Renon, les lieutenants de Jacquelot du Boisrouvray et Zanetti,     

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/05/18/38303272.html

 

Oscar et Désiré Deneubourg, deux frères, deux destins                                   

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/01/08/38182680.html

 

"Une voix plaintive, plus faible, vaincue, appelle sans repos, Maman, Maman. Des gosses qui, las d'en appeler à l'impitoyable cruauté des hommes, se tournent désespérément vers la source même de leur vie et pleurant leur maman comme si par-delà les champs ravagés, elles pouvaient  les entendre et se pencher sur eux".

René Naegelen, Les suppliciés

 

06Ernest Barant assassiné à Flavion lors de la retraite                                

http://148emeri.cana lblog.com/archives/2019/03/27/37210994.html

 

Le chef de bataillon Graussaud et le capitaine Didier, tués à Onhaye le 23 août                                       

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/04/18/37269428.html

 

"Notre avenir est devant nous, sur ce sol labouré et stérile où nous allons courir, la poitrine et le ventre offerts"

Gabriel Chevalier, La peur

 

07Les lieutenants L. Legrand et P. Woiry, deux amis tués le même jour                                            

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/04/12/38192388.html

 

Le capitaine Gantlet mortellement blessé lors du dernier combat sur la Meuse                                  

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/04/01/38180653.html

 

"On les fera lever un moment ou l'autre quand on aura besoin de boucher un trou du front, on les jettera en pâture à la balle qui troue, à l'obus qui broie, aux gaz qui brûlent les poumons".   René Naegelen, Les suppliciés

 

 

08Qui de Léon Cottret ou de Paul Basset?                                                            

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/04/16/38205641.html

 

 Le capitaine Coutaz-Repland le premier officier blessé                                           

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/12/07/36925421.html

 

 "La pluie n’espérait pourtant pas laver cette boue, laver ces haillons, laver ces cadavres ? Il pourrait bien pleuvoir toutes les larmes du ciel, pleuvoir tout un déluge, cela n’effacerait rien. Non, un siècle de pluie ne laverait pas ça. »  Les Croix de bois, Roland Dorgelès

 

 

09Lieutenant Jean Péluchon, le premier officier tué                            

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/12/13/38182840.html

 

Le médecin aide-major Marc Cambon, tué en allant soigner des blessés sur le terrain                                 

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/03/08/38180752.html

 

 « C’est vrai, on oubliera. Oh ! je sais bien, c’est odieux, c’est cruel, mais pourquoi s’indigner : c’est humain… Oui, »  Les Croix de bois, Roland Dorgelès

 

 

010Le lieutenant Arthaud est présent à Rivière-Burnot, la position en flèche                                      

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/01/22/37038934.html

 

Alcide Lancial, la manipulation de son témoignage                                           

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/03/07/36925504.html

 

Givet, le 148ème régiment d'infanterieLe monument aux morts du 148ème régiment d'infanterie à Givet

   Une présence sur un monument aux morts

Des noms sur un monument de pierre! Un monument fleuri chaque année le 11 novembre en souvenir des poilus de 14-18. Qui se souvient encore de ces hommes morts dans les tranchées, sur le champ de bataille, dans un hôpital ou dans un camp de prisonniers? Et de tous ces disparus?

Vireux-Molhain, Haybes, Chooz,...

 http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/11/15/38651816.html

 Givet, ville de garnison du régiment

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/06/29/39036027.html

 

Dinant cimetière militaireMorts mais non inhumés en Belgique     

  http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/02/05/37077965.html  

 Morts et inhumés en Belgique 

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/05/01/38250022.html

 

Sarrebourg 02 Morts en captivité

13 soldats du 148ème ri, morts en captivité, reposent à la nécropole de Sarrebourg. D'autres soldats du régiment sont décédés également  dans les camps allemands mais ils furent sans doute rapatriés par leur famille.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/10/02/37679093.html

 

Ils reposent dans les nécropoles nationales

005L'album de la nécropole de Cormicy, Maison Bleue. Les informations sur les soldats du 148ème ri inhumés dans cette nécropole.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/11/14/37788953.html

00 Berry-au-Bac

L'album de la nécropole de Berry-au-Bac. Les informations sur les soldats du 148ème ri inhumés dans cette nécropole 

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/06/04/38346165.html

 

0 pontavert, nécropole de Pontavert (2) L'album de la nécropole de Pontavert.  Les informations sur les soldats du 148ème ri inhumés dans cette nécropole

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/11/01/38622366.html

 

 

le cimetière de Boismoreau à Vannes (2)Ils reposent dans le cimetière de Boismoreau à Vannes.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/03/10/38857951.html

 

tombe provisoire en 1914Des inhumations provisoires

http://148emeri.canalblog.com/archives/2020/05/05/38262479.html

Lorsque les lignes de feu se furent éloignées des villages, les populations se sont occupées des soldats retrouvés  sur les champs de bataille. Leurs tombes furent entretenues et fleuries. Elles firent l'objet d'une dévotion particulière. 

une tombe près de Neuchâteau en Belgique

 

 Quelques faits divers glanés dans les archives...

73ème régiment d'infanterie, le 84ème régiment d'infanterie

 

 

 

 

 

Le 15 août 1914, le capitaine Calot de la 12ème compagnie du 84ème ri signale à son chef de bataillon que des éléments du 73ème ri qui occupaient la ferme de Froidmont à Onhaye sont responsables de dégradations. 150 bouteilles de vin enlevées et détruites, un vélo ....

 

 

 

 

 

 

 

Cadoux 1

cadoux 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la guerre, le général Cadoux est revenu dans la vallée de la Meuse.  Le général Franchet d'Esperay l'a chargé de rédiger un rapport au sujet de la bataille. Le général Cadoux, qui avait combattu dans le secteur, a rencontré diverses personnes afin de recueillir les éléments nécessaires à la rédaction de son travail. Monsieur Moune, propriétaire de l'hôtel Belle-vue à Waulsort a rencontré l'officier ainsi que le chanoine Schmitz, un des auteurs des volumes:  Documents pour servir à l'histoire de l'invasion....

 

Remerciements à...

 Mesdames A. Duchène F. Laude,  M. Lefèvre-Tranchart,  A. Malfoy, M. Mangeolle, M. Vasse, 

massonLa plaque d'identité du soldat Emile Masson, classe 1910

  Messieurs B. Barant (et sa famille), J.C. Bataille, M. Bazas, I. Belle, Fr. Belleil, D. Bléron, Y. Bobé, P. Botsoen,  K. Brooker, A. Chevallier, A. Carobbi, TH. Cornet, G. Delaporte,  A. Dubois, H. Henry, J. Horwart,  J. Laurent, G. Laurent, D. Laheyne, Ph. Lesur, E. Maechler, D. Mahu, E. Menez, A. Metzler, S. Michel, M. Nivaggioni, G. Leroux,  N. Ollivier, R. Perot, A. Régis, M. Saint-Loup, L. Schneider, F. Scolari,  B. Sibenaler, M. Velz. et d'autres encore qui seront cités lors de leur intervention.

site carteUn site pour situer les combats en Orient. Le 148ème ri, (de même que le 45ème ri),  est présent dans la région à partir de novembre 1915, et ce jusqu'en 1919! Armée d'occupation.

Macédoine, Serbie, Salonique, Monastir, Dobo Pole, le Vardar, la Cerna, le Sokol... des noms qui forgeront la réputation du régiment.

Quant aux soldats, ils sont plusieurs à reposer dans les nécropoles militaires françaises  de Skopje, Bitola...

http://lazarus.elte.hu/hun/digkonyv/topo/3felmeres.htm

 

chtimisteUn site très riche en informations et en photos. Merci du partage.

http://www.chtimiste.com/

 

Bonne lecture...

 

album 3La  route reliant Hastière à Anthée,  au nom du Maréchal Franchet d'Esperey

Une rue dinantaise au nom du colonel Cadoux

Cadoux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et merci de votre visite

 

 

 

 

 

 

 

B: Barant E., soldat tué à Flavion.                            

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/03/27/37210994.html

C: Cambon M., médecin, tué à Dinant, Coutaz-Repland L., capitaine, tué en Orient          

  http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/12/07/36925421.html

D: Deneubourg Désiré, disparu à Quennevières et Oscar, soldat capturé à Givet, Didier G. capitaine, tué à Onhaye

 http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/04/26/37288665.html

L: Lancial A., soldat, mort en captivité

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/03/07/36925504.html

A: Arthaud Fr. lieutenant, tué au Bois de la Gruerie.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/01/22/37038934.html

G: Gantlet V. capitaine de la 4ème cie tué à Yvoir,  Graussaud L. chef du 2e bataillon, tué à Onhaye                       

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/04/18/37269428.html

L: Lancial A., soldat, mort en captivité

P:Paquier Fr, adjudant, tué au Bois du Luxembourg           

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/03/07/36925438.html

A: Arthaud Fr. lieutenant, tué au Bois de la Gruerie.

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/01/22/37038934.html

B: Barant E., soldat tué à Flavion.                            

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/03/27/37210994.html

C: Cambon M., médecin, tué à Dinant, Coutaz-Repland L., capitaine, tué en Orient          

  http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/12/07/36925421.html

D: Deneubourg Désiré, disparu à Quennevières et Oscar, soldat capturé à Givet, Didier G. capitaine, tué à Onhaye

 http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/04/26/37288665.html

G: Gantlet V. capitaine de la 4ème cie tué à Yvoir,  Graussaud L. chef du 2e bataillon, tué à Onhaye                       

http://148emeri.canalblog.com/archives/2019/04/18/37269428.html

L: Lancial A., soldat, mort en captivité

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/03/07/36925504.html

P:Paquier Fr, adjudant, tué au Bois du Luxembourg           

http://148emeri.canalblog.com/archives/2018/03/07/36925438.html