bonbon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si on parlait du 148ème RI en 14-18, défendant les ponts sur la Meuse en Belgique, se battant sur la Marne puis s'embarquant vers le front d'Orient.

 

Cadoux, notes personnelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les notes du colonel Cadoux sur les engagements de son régiment en Belgique en août 1914

 

delsaut augusteAuguste Delsaux, il avait 22 ans. ph. Alain Dubois

 Au col du lieutenant Fr. Arthaud

arthaud patte d'épaule


 

 

 

 

 

L'inexorable échéance

On les fera lever un moment ou l'autre quand on aura besoin de boucher un trou du front, on les jettera en pâture à la balle qui troue, à l'obus qui broie, aux gaz qui brûlent les poumons".

Paroles de Poilus, , J-P. Gueno

La souffrance des hommes

"Une voix plaintive, plus faible, vaincue, appelle sans repos, Maman, Maman. Des gosses qui, las d'en appeler à l'impitoyable cruauté des hommes, se tournent désespérément vers la source même de leur vie et pleurant leur maman comme si par-delà les champs ravagés, elles pouvaient  les entendre et se pencher sur eux".

René Naegelen, Les suppliciés" Paris, 1928, page 38

La peur des hommes

"Notre avenir est devant nous, sur ce sol labouré et stérile où nous allons courir, la poitrine et le ventre offerts"

Gabriel Chevalier, La peur, p 98

 

 

0 ab (2)

 Les pages déjà éditées évoluent,

de nouveaux documents dans:

 

 

Le IIIème bataillon remonte au combat, le 22 août

 

 

un regiment, une ville, des hommes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un régiment, une ville mais surtout des hommes

Un bref historique du régiment                                                                             Août 2018

"Le 148ème devait périr tout entier, non sans gloire, dans les terribles batailles du mois d'août 1813 sur la Katzbach". Octobre 1887, le 148ème régiment d'infanterie réapparaît. Au départ, caserné à Verdun, il connaîtra d'autres villes de garnison, Sedan puis Givet. Ses différents chefs de corps s'attacheront à lui redonner son lustre d'antan.

 

Givet, une ville de garnison                                                                                     Août 2018

Une ville de province, proche de la frontière avec la Belgique. Une petite ville au passé militaire! C'est à la charnière des XIX et XXèmes siècles que le régilment, remplaçant le 147ème ri, prend ses quartiers dans la caserne Rougé. Une telle présence, 2000 hommes (en temps de paix), est bénéfique pour les commerces locaux. De plus, la population en tire quelques distractions , concerts, défilés...

 

Deux albums de photos    

En 1903 puis en 1912, le régiment édite un album. En 1903, sur certaines photos, on distingue encore des uniformes anciens (par exemple, un insigne sur le képi des soldats)  alors qu'en 1912, tout le régiment porte l'uniforme "amélioré (modernisé)" celui qui sera le sien en 1914. Les photos permettent également de se rendre compte des différences de tailles entre les hommes. Les soldats entre 1,55m et 1, 63 m n'étaient pas rares. Voir l'analyse des tailles dans la page "Ils passent au conseil de révision".                     

                                                        

Ils passent au conseil de révision                                                                       Août 2018 

La fiche des états de service et de santé contiennent quantité d'informations sur les soldats:  un bref crayon généalogique, son signalement physique (absence de photo) et son suivi militaire durant sa présence sous les drapeaux. Ces renseignements permettent de rentrer quelque peu dans leur intimité .  Ces fiches sont contenues dans les archives départmentales. Pour le 148ème ri, ce sont, pour l'avant-guerre,  essentiellement les départements  des Ardennes et du Nord. En 1915, alors que les besoins en hommes se font criant, d'autres départements seront sollicités. 

    

 L'apprentissage au métier des armes                                                                 septembre 2018

Issus de milieux différents et n’ayant pas tous, loin s’en faut, le même degré d’instruction, ces compagnons de conscription vont découvrir la vie militaire. Les voici plongés dans un autre monde qui n’a rien de commun avec ce qu’ils ont connu jusqu’à présent. Ces jeunes qui sortent généralement de l’usine, d’une exploitation agricole, parfois d’un bureau ou d’un commerce voire d’un atelier d’artisan et, à de très rares exceptions, des études vont apprendre la cohabitation, le « vivre ensemble » au quotidien

 

mobilisation,

 

 

 

 

 

 

 

C'est la guerre

 

 La mobilisation, les réservistes arrivent                                                            Septembre  2018

La mobilisation est proclamée, les réservistes ont reçu leur ordre de marche et rejoignent en masse la caserne Rougé. C'est la cohue dans la cour de la caserne, quant à la distribution des uniformes et du paquetage... c'est la confusiion! Plusieurs hommes, poussés par l'élan patriotique se portent volontaires. D'autres, des insoumis voire des déserteurs,  profitant des lois décrétées (amnistie pour ceux qui se présenteront)   rejoignent  spontanément  ou bien sont ramenés par la gendarmerie qui les recherche activement. La gendarmerie belge en ramène plusieurs à Givet. Le 5 août, le régiment est en ordre de marche.

 

Souvenirs d'un ancien du 148ème ri                                                         Septembre  2018

Un carnet qui contient des informations sur l'arrivée des réservistes à la caserne Rougé. C'est le témoignage d'un ancien soldat du 148ème, versé à cause de son âge, dans le 348ème ri.

 

 L'ouverture du pli rouge                                                                      Septembre 2018

Les mobilisés arrivent, il faut les équiper, les réadapter à la vie militaire. Réapprendree le maniement de l'arme, du déplacement sur le terrain, leur redonner une condition physique. le temps presse, le temps manque.... Pourtant il y va de leur vie. Puis c'est l'ouverture du pli rouge. "L'ouverture du pli rouge m'indiqua la mission spéciale qui était dévolue au 148ème régiment d'infanterie" écrit le colonel Cadoux, commandant le régiment. Mettre en défense les ponts sur la Meuse. Mais il fallait attendre l'accord du gouvernement belge avant de fouler le territoire allié.

 

Le 1er bataillon entre en Belgique                                                             Octobre 2018

Le 6 août 1914, suite à l'accord intervenu entre les gouvernements belge et français, le 148ème entre en Belgique. Son objectif, la défense des ponts mosans entre Lustin  et la frontière. Le colonel cadoux ne dispose à ce moment que d'un seul bataillon. les autres sont en place entre Fumay et Givet. C'est donc le 1er bataillon commandé par  Vannière qui passe en premier la frontière belge. l'accueil est à la mesure de l'évenement, délirant! La population belge leur offre tabac, bière, nourriture...

 

Du 6 au 9 août, le glissement vers le Nord                                                Octobre  2018

Le 6 août, le 1er bataillon, un millier d'hommes,  est réparti aux différents points de passage entre la frontière et Dinant. Ponts, écluses sont mis en défense. Bouvigne est, en ce jour,  le point le plus au Nord. Dès le lendemain, de nouveaux déplacements sont entrepris, les positions sont redistribuées.   Il faut "monter" vers le Nord, le plus vite possible. Le pont de Lustin (Profondeville, au Sud de Namur) est (sera) le point extrème.

 

Du 10 au 14 août, la menace se précise                                                               Octobre 2018

Nombre de petits partis ennemis s'approchent de la Meuse. La cavalerie saxonne s'enhardit jusqu'à venir dans les faubourgs de Dinant ou de Leffe. Confortant le colonel Cadoux dans son idée que c'est la ville de Dinant (et ses trois ponts) qui sera choisie par l'ennemi pour porter son effort. Le IIIème bataillon du commandant Bertrand occupe le secteur Anseremme-Dinant-Bouvignes. Quatre compagnies sans guère de couverture d'artillerie. Les échauffourées sont de plus en plus nombreuses. Tous les défenseurs resteront  sur la rive gauche, néanmoins quelques éléments occupent la citadelle dans le but d'observer les axes routiers venant de l'Ardenne vers Dinant.

 

 Quand la menace devient grondement de canons

0 dinant citadelle 2Les combats  du 15 août, Dinant, Bouvignes, Anseremme et Houx

Vue depuis la citadelle de la ville de Dinant, la Meuse et le pont. Le commandant Bertrand avait établi une ligne de défense en bordure du fleuve (côté droit de la photo). Les défenseurs, trop peu protégés par le muret du quai, étaient à la merci des tireurs saxons embusqués dans la citadelle. L'un d'eux écrira que "les tireurs français étaient des cibles faciles à viser comme sur un stand de tir". Vers la gauche de la photo, en remontant la Meuse, Anseremme où se déroule également un combat. Bouvignes est situé à droite de la photo. (hors cadre)

 

Le 15 août 1914, à Houx                                                                                          Octobre 2018

Alors que les combats font rage à Dinant-Bouvignes-Anseremme, d'autres troupes saxonnes se dirigent vers Houx dont le pont est défendu par la 4ème compagnie. Une compagnie qui a été détachée du Ier bataillon pour soutenir l'effort du IIIème bataillon. Est-ce réellement une tentative de franchissement? Un combat s'engage, combat qui tournera à l'avantage du 148ème. Toutefois, le village de Houx payera chèrement l'échec de l'assaillant. Dans les jours qui suivent, il sera visité plusieurs fois par des cavaliers qui incendieront nombre de maisons et molesteront la population. L'apogée de la violence se situera le 23 août, plusieurs villageois seront assasinés et le bourgmestre emmené comme otage.

 

Le 15 août à Dinant                                                                                                   Novembre  2018

L'attaque principale allemande se porte sur Dinant car selon le service de renseignement saxon, le pont, intact, n'était défendu que par un faible effectif privé d'appui d'artillerie. Deux bataillons de chasseurs appuyés par des sections de mitrailleuses et des batteries d'artillerie se lancent à l'assaut de la ville. En plus de la supéririté numérique, les Saxons sont en position haute par rapports aux défenseurs. Ils découvrent la ville depuis les falaises et la citadelle. Un avantage supplémentaire. Dans un premeir temps, le sort des armes sourit à l'assaillant mais dès que les "75" entreront en action, tout basculera à l'avantage des pantalons rouges.

 

Le 15 août à Bouvignes                                                                               Novembre 2018

Un des axes d'attaque des bataillons saxons est dirigé sur Bouvignes. Une passerelle leur permettrait de mettre pied sur la rive gauche du fleuve. Le capitaine Roque avec sa 11ème compagnie défend le village. Il est aidé en cela par des sections du 33ème ri. Le combat sera bref mais intense au point de dénombrer plusieurs morts et des blessés parmi les défenseurs. Mais la position a résisté. Les chasseurs saxons se retirent en début d'après-midi.

 

Le 15 août à Anseremme                                                                                          Novembre  2018

La 9ème compagnie sera engagée sur la rive droite de la Meuse. Elle devait d'après les informations neutraliser les batteries saxonnes en position à Hezrbuchenne. Des canons allemands qui battaient toutes les positions de secteur de Dinant.  Prise sous un feu intense, la compagnie se replia vers Hastières, le passage du pont de Saint-André, battu par l'artillerie ennemie,  déorganisa la compagnie. Des morts, des blessés et des disparus.

 

 

Et dans la presse                                                                                                        Novembre 2018

Des articles dans la presse internationale. les combats entre les Français et les Allemands font la UNE des gazettes. Les journalistes relatent, avec une ferveur toute patriotique, les engagements de Dinant. Parfois avec justesse parfois avec des informations erronées. Qu'importe, il faut entretenir le moral des troupes et de la population.

 

A Dinant, combien de prisonniers?                                                                         Décembre  2018

Des trois combats du secteur dinantais, seul celui de Dinant compte des prisonniers. A Bouvignes et à Anseremme, il n'y a pas eu de contacts avec l'ennemi. Chacune des parties est restée dans ses lignes. A Dinant, dans la Citadelle, 24 hommes du 148ème ri ont été capturés. Il y en a eu d'autres, sur la rive droite, lors du rempli vers le pont, car les chiffres atteignent, à l'heure actuelle des recherches, la quarantaine. Quelques exemples.

 

"Le feu tue", les premiers morts au régiment                                             Décembre  2018

"Le feu tue" disait Pétain! Pour le baptême du feu du régiment, les pertes furent sensibles. "Sensibles"... un terme militaire qui tend à cacher la réalité des chiffres. Au moins 23 morts sur le terrain, des morts des suites de leurs blessures, des disparus, des corps inconnus. Trois ossuaires de la nécropole dinantaise contiennent les dépouilles de 570 soldats non identifiés. Une autre urne, commune aux Français et aux Allemands, contient les cendres des cadavres laissés, le 15 août,  sur les glacis de la citadelle.

 

L'enlèvement des blessés                                                                            Décembre 2018

Le 15 août, pour les services de santé, c'est également un premier contact avec la "guerre". Devant l'ampleur des blessés, médecins, unfirmiers et brancardiers éprouvent quelques difficultés pour gérer les transports et les soins à donner aux soldats. Il manque de voitures, il faut en réquisitionner parmi la population. Le front évolue, il faut déplacer les ambulances....Il s'ensuit quelques hésitations, quelques tâtonements dont les états-majors  tireront des enseignements pour le futur.

 

Et du côté allemand?

Celles 1Lors des manoeuvres de l'armée belge en 1912, les observateurs allemands avaient été surpris, par l'objectif d'un photographe, occupés à dessiner sur des cartes de la région.  Prenaient-ils des notes en vue de...En , 1914, une hôtelière de Celles reconnaît un "touriste" venu se restaurer dans son établissement. Mais cette fois, il était en uniforme! Des villageois avaient également rencontré ce genre de touristes "notant toutes sortes de renseignements et déployant des cartes militaires très soignées".

 Le combat du 15 août à Dinant vu par les Allemands                                   Décembre 2018


 

L'effondrement et le repli vers la Marne

Le 23 août 1914, la IIIème armée allemande force le passage sur la Meuse. Les troupes françaises ne peuvent résister à ce passage en force. L'Entre-Sambre-et-Meuse s'ouvre à l'envahisseur. Par Anhée, Warnant et Bioul, les troupes allemandes s'enfoncent vers la frontière française. C'est la retraite de la Vème armée.

panorama 3c

 

 

 

 

 

 Vue de la plaine d'Anhée depuis les ruines de Poilvache. Le IR 177ème  allemand franchit la Meuse sur le pont ferroviaire incomplétement détruit par le génie français. Le détachement du 310ème ri qui défend ce pont lache prise.  Au Nord, (à droite sur la photo), les RIR 103 et le IR 102 franchissent le fleuve à Yvoir et Hun, obligeant le 1er bataillon du 148è RI à retraiter.

 

 Les patrouilles et autres coups de mains                                                      Janvier 2019

Le colonel Cadoux veut connaître les mouvements des troupes saxonnes qui sont devant lui. Il instaure un système de renseignements, de jeunes civils belges sillonnent, à bicyclette,  les plateaux condruziens en quête d'informations. Des fonctionnaires belges - des postiers, des chefs de gare et des gendarmes voire des bourgmestres- participent également  à la récolte d'informations. Mais Cadoux dépêche souvent des patrouilles pour vérifer la valeur des renseignements. Cela donne parfois lieu à des engagements avec l'ennemi. Chaque fois à l'avantage des fantassins du 148ème ri.

 

 

Du 16 au 21 août, des mesures défensives renforcées                                         Janvier 2019

L'alerte du 15 août à Dinant  a été chaude! Il s'en est fallu de peu que l'ennemi ne prenne pied sur la rive gauche! Une peur salutaire! Suite à cela, de nouvelles mesures défensives sont prises par le 148ème ri.. Conjointement à ces décisions internes au régiment, l'Etat-major décide du minage des ponts. Le génie belge et le génie français se partagent les tâches. Lustin et Godinne aux Belges, Yvoir et Houx pour les Français. De nouvelles tranchées sont creusées à Hun et à Rouillon. Le 148ème s'ancre défensivement sur la rive gauche. Tout le monde s'attend à de nouvelles tentatives de franchissement du fleuve. Le général Mangin et le colonel Cadoux inspectent les différents secteurs. Tout semble solide!

 

Du 21 au 22 août, le chaos                                                                             Janvier 2019

Alors que les menaces se précisent, le colonel Cadoux prend de nouvelles dispositions défensives sur le front mosan.  Il compte faire du "bon travail" écrit-il! " "avec un bon régiment". Les événements en décideront autrement! Suite à un ordre de Mangin, seul le Ier bataillon du commandant Vanières restera sur le front de la Meuse, le IIIème bataillon ira combattre à Namur et le IIème bataillon, avec le colonel, se rendra à Onhaye pour repousser une offensive allemande. Trois bataillons sur trois fronts différents. Beaucoup de victimes.

 

 

Le 22 août, le troisième bataillon remonte au combat;                                        Janvier  2019

 Suite à la demande des autoritiés militaires belges, l'Etat-Major français décide d'envoyer des troupes pour soutenir l'effort défensif des troupes belges engagées dans la position fortifiée de Namur. Un régiment est constitué avec les derniers éléments en réserve de la brigade du général Mangin. Le IIIème bataillon/148ème du commandant Bertrand sera un des bataillons constituant ce groupement de marche. Après une marche de nuit, un bref repos dans la ville, juste "le temps de boire un café",  ces hommes, malgré la fatigue,  montent immédiatement au combat. Un combat perdu d'avance...

 

 

Des pertes sensibles                                                                                  Février 2019

Des témoignages effrayants. "Pendant que quelques hommes vont chercher le cadavre, nous lui creusons sa dernière demeure.... Cette funèbre besogne accomplie, nous visitons les tranchées. Quel douloureux spectacle! Pauvres braves, ils sont étendus morts, atteints au moment même où ils se disposaient à envoyer quelques balles à l'ennemi, l'un d'eux renversé sur le dos, les doigts crispés à la gachette de son fusil. Nous prenons leur médaille afin de pouvoir établir leur identité et aussitôt la terre argileuse qui leur a servi de fortin les recouvre.... De là, nous gagnons une prairie dominant le village dans laquelle un certain nombre de soldats ont trouvé la mort. Ils sont couchés par terre, à côté de leur arme, la tête face à l'ennemi".

 

Le franchissement de la Meuse, le 23 août 1914

Meuse 23 août 1914 "Le groupe allemand établi à l'Est de la Meuse et évalué à 3 corps d'armée porte du monde à tous les points de passage depuis Hermeton-sur-Meuse jusqu'Yvoir" explique général Cadoux. Yvoir, Dinant, Anseremme, Waulsort et Hastère-par-delà voient arriver de nombreux régiments de toutes armes. En face...   En première ligne, le long du fleuve:

(1) à Yvoir, les 4 compagnies du 1er bataillon/148ème ri

(2) à Houx, deux compagnies du 310ème ri de réserve

(3) à Dinant- Neffe, le 273ème ri. de réserve

(4) d'Anseremme à Hastière-par-delà, le 208ème ri. de réserve.

(5) A l'arrière, le gros de la 51ème division de réserve du général Bouttegourg  avec "de l'artillerie suffisante pour battre l'infanterie mais insuffisante pour contrebattre l'artillerie allemande".  Un rapport de forces de nouveau à l'avantage de l'assaillant. La 51ème division de réserve se compose essentiellement  de deux brigades d'infanterie. Des réservistes.

la 101ème brigade du général Petit avec les 233ème, 243ème et 327ème ri.

la 102ème brigade du général Leleu avec  les 208ème, 273ème et 310ème ri.

 

 

Le 23 août, le franchissement de la Meuse face au 310è ri                          Février 2019

 La plaine d'Anhée, face au pont de Houx, est défendue par deux bataillons du 110ème ri. Huit compagnies d'un régiment d'active occupent les nombreuses tranchées. Un ordre tombe! Le 110 ème ri doit se retirer de la position et sera remplacé... par deux compagnies du 310ème ri. Deux compagnies d'un régiment de réserve pour le même travail. Après une marche de nuit éreintante, ce sont des hommes fatigués qui  arrivent sur site alors que plusieurs régiments saxons, appuyés par une puissante artillerie,  se massent sur l'autre rive. Comment opposer une résistance efficace avec si peu d'hommes?

 

 

La 4ème compagnie du capitaine Gantlet cède                                                       Février 2019

Malgré la situation précaire dans laquelle elle se trouve, la compagnie du capitaine Gantlet tient toute la matinée malgré la supériorité du feu ennemi. L'après-midi, sa résistance commence toutefois à faiblir, (le capitaine, grièvement  blessé en première ligne, ne peut plus coordonner les mouvements de ses différents pelotons) et  devient même critique lorsque se précise la menace d'un débordement ennemi venant d'Anhée (le fleuve a été franchi en amont des défenses de la 4ème compagnie). Le commandant Vannière donne l'ordre  de rompre le combat et de se replier. Le capitaine Gantlet, trop grièvement blessé,  ordonne à ses hommes de le laisser sur place.

 

 

Rivière-Burnot, le 23 août, le dernier combat                                                      Février 2019

La Meuse est franchie à Houx. Face à ce danger et craignant d'être contournées, les compagnies du 1er bataillon, restées seules en bordure du fleuve, rompent le combat. Elles se replient en direction de Bioul. Cependant une section de la 2ème compagnie, envoyée à Rivière afin d'empêcher un éventuel franchissement du fleuve, n'a pas été prévenue de ce repli. Elle se retrouve isolée et malgré ses faibles moyens, livre un dernier combat contre des éléments du RIR 104 descendus de Mont-Godinne. Elle parviendra à "se dégager par ses propres feux" et à rejoindre sa compagnie.

 

Onhaye, 1915 et  2015

Onhaye, le 17 juin 1915

Onhaye, église

 

 

 

 

Onhaye, le 23 août 1914, une victoire                                                                   Mars 2019

Alors qu'il va lancer son attaque contre les éléments de la IIème armée qui viennent de franchir la Sambre en amont de Namur, le général  Franchet d'Esperey est informé de ce que les Allemands, ayant bousculé la 51ème brigade de réserve en défense de la Meuse, occupent Onhaye. Une menace pour le la Vème armée française présente dans l'Entre-Sambre-et-Meuse. L'information est erronée. Mais cela il ne le sait pas!  Immédiatement il prend les mesures que lui impose la situation et prend les dernières réserves de la brigade Mangin pour repousser les Allemands sur la Meuse. Le IIème bataillon du 148ème est  le fer de lance de cette contre attaque. Une victoire! Mais une victoire inexploitée, le lendemain, les troupes battent en retraite!

 

 

En construction....

 

les pertes subies à Onhaye

Le combat d'Onhaye dans les historiques allemands

Le  IR 181 franchit la Meuse à Waulsort face au 208ème ri.

Les IR 104 et 133 à Waulsort et Hermeton-sur-Meuse face au 208ème ri.

La retraite, trois bataillons, trois itinéraires

La route vers Rocroi

 

 

 

Un régiment, des hommes

 Ces pages sont consacrées à tous ces hommes qui on payé un lourd tribut à la défense de la liberté. Qu'ils soient morts, blessés, prisonniers ou bien qu'ils aient eu la chance de s'en sortir sans trop de séquelles, ils méritent tous de rester présents dans nos mémoires.  

coquelicot07essai 12cmIls sont morts en Belgique        

avril 2018

en construction

 

 

000 a le petit bandeauIls ont laissé une trace de leur passage

 Dans la mesure du possible, nous recueillerons des informations pour retracer leur parcours durant la campagne contre l'Allemagne.

 

Les noms commençant par:      pour les pages, voir Mars 2018

 

(A) Arthaud Fr. lieutenant, 2ème section de mitrailleuses,

(C) Cambon M., médecin aide-major, Coutaz-Repland L., capitaine 9ème cie, , 

(L) Lancial A. soldat, 

(P) Péluchon J. lieutenant 11ème compagnie ,

 

Les carnets de notes de Joseph Degaugues, du 31 juillet 1914 au mois d'octobre 1919

Instituteur dans le civil, Joseph Degaugue, de la classe 1912, fait son service militaire sous le drapeau du 148ème ri. La déclaration de guerre le surprend alors qu'il termine une formation de moniteur de sport à Joinville. Il gravira les échelons de la hiérarchie pour terminer au grade de lieutenant. Durant toute la guerre, il tient des carnets de notes relatant  son vécu.

Les premiers jours de guerre                                                                                    Juillet 2018  

Sur le front belge, du 10 au 21 août                                                                         Juillet 2018

Le baptême du feu                                                                                                        Juillet 2018

Remerciements à...

 Mesdames A. Malfoy, M. Vasse, F. Laude, A. Duchène

Des remerciements particuliers à M. B. Barant, un descendant d'Ernest Barant, soldat du 148ème, pour toute l'aide apportéepour  mes recherches.

 

massonLa plaque d'identité du soldat Emile Masson, classe 1910

  Messieurs J.C. Bataille, M. Bazas, I. Belle, D. Bléron, Y. Bobé, A. Chevallier, A. Carobbi, TH. Cornet, G. Delaporte,  A. Dubois, H. Henry, J. Horwart,  J. Laurent, G. Laurent, D. Laheyne, E. Maechler, D. Mahu, E. Menez, A. Metzler, G. Leroux,  R. Perot, A. Régis, M. Saint-Loup, L. Schneider, F. Scolari,  B. Sibenaler, M. Velz. et d'autres encore qui seront cités lors de leur intervention.

site carteUn site pour situer les combats en Orient. Le 148ème ri, (de même que le 45ème ri),  est présent dans la région à partir de novembre 1915, et ce jusqu'en 1919! Armée d'occupation.

Macédoine, Serbie, Salonique, Monastir, Dobo Pole, le Vardar, la Cerna, le Sokol... des noms qui forgeront la réputation du régiment.

Quant aux soldats, ils sont plusieurs à reposer dans les nécropoles militaires françaises  de Skopje, Bitola...

http://lazarus.elte.hu/hun/digkonyv/topo/3felmeres.htm

 

chtimisteUn site très riche en informations et en photos. Merci du partage.

http://www.chtimiste.com/

 

Bonne lecture...