Les blessés
Quelques noms de blessés dans ce renfort
*la date de la blessure n’est pas la même sur la fiche matriculaire et le JMO
*** pas inscrit sur le JMO alors que le soldat est grièvement blessé.
Après les soins, certains reprendront leur place au régiment et partiront en Orient, d’autres seront mutés vers un autre régiment et ce, avec des fortunes diverses. Toutefois, certains blessés ayant gardé des séquelles notoires seront réformés et recevront une pension en fonction de leur état de santé. Parmi ceux-ci, quelques-uns plus gravement atteints et dans l’incapacité de reprendre leur activité pour impotence d’un membre voire une amputation, recevront alors une pension plus importante qui remplacera le salaire du chef de famille.
Le 25 octobre
Kersaudy* Noël, né le 24 avril 1884, à Tréboul, étudiant.
Blessé le 26 octobre plaie en séton à la jambe et fracture thoracique. Evacué et soigné jusqu’au 24 septembre 1915. Il mute vers le 147ème ri. Il sera tué à Verdun le 20 avril 1916
le 26 octobre
Gloaguen Joseph né le 16 février 1881 à Penmarch, frère de la doctrine chrétienne
Jean Marie Gloaguen mais le prénom ne correspond pas ( Cela arrive car des soldats privilégient parfois un second prénom voire un troisième...)
Blessé le 26 octobre au côté gauche par projectile. Evacué le 27 novembre au 31 décembre 1914. Retour au régiment du 1er janvier 1915 au 20 janvier suivant, de nouveau évacué blessé jusqu’au 30 juillet 1915, mute au 128ème ri.
Dereat Louis, né le 12 mars 1881 à Trégunc, marin.
Blessé et évacué le 26 (ou le 27) octobre d’une plaie à la jambe droite par éboulement. Evacué sur l’hôpital St Louis à Paris jusqu’au 6 mars 1915. Il rentre au régiment et part en Orient.
Le 27 octobre
Gloaguen* Pierre, né le 19 avril 1881 à Meilars, marin,
Blessé le 27 octobre d’une plaie au flanc gauche par projectile. Evacué vers l’arrière, il est soigné jusqu’au le 9 juillet 1916 et mute le lendemain 10 vers le 245ème ri.
Le 30 octobre
Jiquel* François, né le 7 avril 1888 à Scaër, cultivateur.
Mobilisé au 118ème ri, le 3 août et parti aux armées le 5 août 1914, il est blessé une première
fois le 30 août 1914. Après guérison, il est affecté au 148ème ri qu’il rejoint le 23 octobre 1914.
Blessé une seconde fois le 30 octobre 1914 « et quoique ayant la cheville brisée, a continué à combattre après avoir été pansé sommairement pour arrêter l’hémorragie ». Evacué le 1er novembre il reçoit des soins jusqu’au 30 octobre 1915. Il demande à rejoindre le régiment « comme volontaire ». et part donc en Orient avec le 148ème ri. Nommé soldat de 1ère classe le 22 novembre 1916. Deux mutations dans des régiments qui combattent en Orient et qui font partie de la même 122ème division. Le 27 décembre 1916, il mute au 84ème ri puis au 45ème ri le 9 février 1917 pour être évacué et rapatrié malade du 1er novembre 1917 au 5 février 1918. Après les soins reçus en France, il choisira de servir au 118ème ri avant de passer au 22ème ri et mis en congé illimité le 44 octobre 1919. il mute de nouveau vers le 118ème ri .
Le 31 octobre
Garin Yves, né le 26juillet 1886 à Quimper, manœuvre.
Bl
essé le 31 octobre d’une plaie à la main gauche dont un doigt a été coupé par une balle. Soigné jusqu’au 13 avril 1915. Rentre au dépôt le 8 février 1915, il mute vers le 118ème ri . il sera fait prisonnier le 27 mai 1918 aux Chemins des Dames et détenu à Gouvy (Belgique) proche de la frontière allemande. Il sera rapatrié le 7 décembre 1918.
Le 1er novembre
Le Du*** Jean, né le 8 décembre 1880, à Spézet, potier. (non retrouvé dans les listes cependant sa fiche matricule le renseigne blessé à cette date)!
Blessé le 1er novembre plaie dans la région lombaire gauche par balle. Evacué le 1er novembre et soigné jusqu’au 1er janvier 1915, passe au dépôt du 4janvier au 25 août 1917. Rejoindra le 148ème ri en Orient. Il sera évacué et rapatrié malade le 1er octobre 1917, paludisme.
Le 2 novembre
Garrec Yves, né le 14 mars 1885 à Plonevez Porzay,
Evacué blessé le 2 novembre 1914. Soigné jusqu’au 8 février 1915 ( ?) avant de muter au 118ème ri.
Le 3 novembre
Guellec* Jean, né le 1er juillet 1881, cultivateur.
Blessé le 3 novembre d’une plaie et fracture au bras droit, soigné et retour au front le 29 mars 1915. Il est père de 6 enfants.
Perrenec* Louis, né le 2 octobre 1887 à Coray, domestique,
Blessé le 3 novembre 1914 au cours d’une reconnaissance où il se rendait comme volontaire avec deux camarades où l’un a été tué. Blessure par éclat d’obus en région occipitale. Evacué le 3 novembre et soigné jusqu’au 12 mars 1916. En instance de pension. Graves séquelles : « perte de substance de la mastoïde droite avec surdité presque complète. Paralysie réflexe du membre inférieur gauche, marche avec des béquilles ». Réformé définitivement pour impotence du membre inférieur gauche ». Deux de ses frères ont perdu la vie lors du conflit, dont un par fracture du crâne par bombe d’un avion.
Le 4 novembre
Le Coz* Yves, né le 14 novembre 1881 à La Forêt, ouvrier boîtier.
Blessé le 4 novembre plaie à l’avant-bras par éclat d’obus, évacué le 7 décembre et hospitalisé jusqu’au 25 février 1915, retour au régiment. N’aura pas droit à une pension car il en a fait la demande hors délai.
Le 5 novembre
Naour* Joseph, né le 16 octobre 1882 à Riec-sur-Belon, cultivateur
Blessé le 5 novembre 1914, d’une plaie pénétrante de la main gauche par balle. Evacué le 6 et soigné jusqu’au 11 décembre. Rentré au dépôt le 12 décembre 1914, il repart au front le 13 février 1915 au 118ème ri.
Le 8 novembre
Bescond* Jean Marie né le 4 avril 1881 à Beuzu-Cap, cultivateur
Blessé le 8 novembre, plaie à la main gauche par éclat d’obus et surdité suite à l’éclatement. Evacué le 9 novembre et soins jusqu’au 8 novembre 1915, au dépôt du 9 novembre 1915 jusqu’au 6 décembre 1915. Renvoyé dans ses foyers le 7 décembre 1915 et déclaré service auxiliaire pour impotence fonctionnelle de l’index et médius gauches et surdité oreille gauche
Le 10 novembre
Le Doaré* François, né le 30 octobre 1880 à Plogonnec, cultivateur.
Blessé le 10 novembre par éclat d’obus à la main gauche dans les tranchées de la cote 108. Soigné jusqu’au 11 novembre 1915 puis au dépôt jusqu’au 10 mars 1916. Il gardera des séquelles « gène à la préhension de la main gauche par déformation notable de l’articulation, raideur de deux doigts ».
Le Gall René, né le 14 mai 1883 à Poullaouen, couvreur
Blessé le 10 novembre 1914, plaie pénétrante à la jambe droite, évacué le 11 et soigné jusqu’au 7 mars 1915. Il rejoint le régiment et part en Orient.
Le 11 novembre
Caporal Le Moal Noël, né le 18 août 1882 à Pleyben, cultivateur,
Blessé le 11 novembre par plaies aux deux jambes et deux cuisses par éclats d’obus. Evacué le 11 novembre 1914 et soigné jusqu’au 16 janvier 1916. Ensuite « à l’intérieur » en attente de statuer sur son cas, puis réformé temporaire par la commission de réforme de Vannes le 26 janvier 1917. Il sera maintenu réformé temporaire par la commission de réforme de Quimper le 19 décembre 1918. Séquelles, « impotence fonctionnelle du membre inférieur droit, paralysie »
Naour Bertrand, né le21 juin 1880, à Kernevel, cultivateur
Blessé le 11 novembre, plaie en séton au 1/3 moyen de la jambe droite par balle shrapnell. Evacué sur différents hôpitaux (Toulouse, Vannes HM mixte et HM 7) du 11 novembre au 30 novembre 1916. Il est renvoyé dans ses foyers et déclaré services auxiliaires. Séquelles, « blessure transfixante du mollet droit avec lésion du tibia et atteinte nerveuse, limitation de la flexion du pied, amyotrophie de 3 cm du mollet. Troubles trophiques du pied et du 1/3 inférieur de la jambe. Troubles vaso-moteurs, cyanose refroidissement, gène à la marche »
Le 12 novembre
Le Garrec*** Sébastien, né le 21 janvier 1889 à Plonéour Lanvern, cultivateur
A la mobilisation, il est rappelé au 118ème ri et lors du combat du7 septembre, il est blessé, balle au thorax, évacué le 8 septembre et soigné jusqu’au 27 septembre 1914. Après les soins, mute au 148ème ri le 27 octobre 1914 et qu’il rejoint à Berry-au-Bac quelques jours après le renfort du 23 octobre 1914.
Blessé évacué le 12 novembre par éclat d’obus aux jambes, il sera amputé de la cuisse droite. « A été grièvement blessé lors de l’enlèvement d’une tranchée. A fait preuve de beaucoup de courage et d’énergie ». Reste à l’intérieur du 11 novembre 1915 jusqu’au 3 décembre 1917 date à laquelle, il est réformé par la commission de réforme de Rennes et proposé à une pension de retraite
Le 13 novembre
Bourhis* Louis, né le 30 décembre 1882 à Riec sur Belon, aide cultivateur,
Blessé le 13 novembre d’une plaie pénétrante au genou droit, plaie à l’oreille et cuisse gauche. Evacué vers l’arrière le 16 et soigné jusqu’au 1er mars 1915. Rentre au régiment le 2 mars 1915. Parti en Orient avec le régiment, il sera rapatrié sur la France . Il mute vers le 27ème ri .
Dréau Jean Marie, né le 9 juillet à Saint Thois, peintre
Blessé le 13 novembre par éclat d’obus au coup de pied droit. Evacué le 13 novembre premiers soins jusqu’au 13 novembre 1915, puis du 14 novembre 1915 jusqu’au 19 mai 1916. Séquelles légères. Il a été soigné dans différents hôpitaux : HM de Paris, HM N° 92 à Eaux-Bonnes, HM dépôt Soissy sous Montmorrency et HM du Grand Palais, Paris. Il sera classé comme service auxiliaire
Kerbiquet Louis, né le 22 janvier 1889 à Melhac, pas de profession
Blessé le 13 novembre d’une plaie en séton de la partie antérieure et inférieure de la main droite par éclat d’obus. Soigné il mutera vers le 93ème ri le 21 juin 1915 et sera tué le 25 septembre à Mesnil-les-Hurlus.
Le Floch* Guillaume, né le 24 octobre 1882, à Plonevez-Porzay, cultivateur
Blessé par balle au bras droit a subi la ligature de l’artère humérale. Evacué le 13 novembre et soigné jusqu’au 27 mars 1915. Rentré au régiment, il part en Orient et y sera blessé le 21 novembre 1915, rapatrié et soigné jusqu’au 6 juillet 1916 puis mute au 245ème ri. Il gardera des séquelles , « faiblesse et troubles de la préhension, atrophie de tout le membre, gène de la flexibilité du coude à cause des cicatrices ».
Le 14 novembre
Le Pallec* Mathurin, né le 27 octobre 1892 à Camors, cultivateur,
Blessé le 14 novembre fracture radius gauche. Soigné jusqu’au 21 mai 1915, il mute au 176ème ri, le 22 mai 1915 et part en Orient où il est de nouveau blessé : d’une balle, plaie en séton humothorax droit. Rapatrié et soigné, il mute de nouveau le 3 mai 1916. Le régiment se bat alors à Sapigneul. Le lendemain de son arrivée, il est considéré comme disparu. Un jugement du tribunal fixera la date au 4 mai 1917. Sapigneul là où il avait déjà combattu avec le 148ème ri en octobre novembre 1914 !
Sources
JMO du 148ème ri, listes de blessés
AD Finistère, Bureau Quimper, classes anciennes, (1900-1904 pour la plupart) fiches matricules pour ces soldats.
Merci à Mr Ch. Le Rest pour son partage de documents ainsi qu'à Mrs. F. Danes et Th. Valle pour leur aide