Bilan des pertes, 1) les morts
Le bilan des pertes, des informations sur les victimes.
Leur nom apparaît sur le monument aux morts de leur mairie
Deux des panneaux (1914) du monument aux morts de Quimper, on y retrouve le nom de plusieurs victimes figurant sur cette page.
1) Les morts pour la France
Le décès sur le champ de bataille est constaté sur la foi de deux témoins qui affirment avoir été les témoins de la mort du soldat. Le lieutenant Charles Nicolas Lux, officier du détail (qui assure l’Etat Civil du régiment,) en dresse l’acte, contresigné par deux témoins et le communique à la mairie du défunt. Malheureusement, tous les états civils (certains petits bourgs) ne sont pas consultables.
Un extrait d'un acte de décès rédigé par le lieutenant Lux, officier d'état-civil du régiment.
Pour tous, l’acte est identique: Charles Nicolas Lux, officier d’Etat civil se trouvant éloigné du champ de bataille et ne pouvant s’assurer de la réalité du décès, constate le décès « sur la déclaration (le nom, l’âge et la fonction) de deux soldats du 148ème ri qui signent le document.
Andro Jean né en 1882 0 Ploneour (Finistère), 32 ans, tué à l’ennemi le 11 novembre 1914, (engagement sur la cote 108)
Etat civil de Ploneour, 1915, décès, acte 34, constate le décès « sur la déclaration de Dupont Emile âgé de 22 ans, caporal infirmier et de Caudrelier Louis, âgé de 32 ans, soldat infirmier, ». Il est marié, 2 enfants.
Nécropole de Berry-au-Bac
Bolzec Pierre, né le 22 janvier 1890 à Pleucadeuc (Morbihan), tué au combat le 13 novembre 1914 ( attaque sur Sapigneul). Il n’est pas marié. Etat civil de Paris 8ème arrondissement, décès acte 620 : « sur la déclaration d’Albert Malot, âge de 23 ans et clairon au 148ème ri et Joseph Moulec âgé de 32 ans soldat de 2ème classe ».
Bosser Alain, né le 30 janvier 1882, tué à l’ennemi le 11 novembre 1914 (engagement sur la cote 108). Il est marié.
Nécropole de Berry-au-Bac
Canevet Hervé, né le 22 décembre 1881, tué à l’ennemi 1914, le 13 novembre 1914 à 17 heures (attaque sur Sapigneul). Il est marié.
Etat civil de Quimper, 1916, décès, acte 505 « « sur la déclaration d’Alcide Vitrant, , soldat de 2ème classe, âgé de 33 ans et Eugène Tailleur, âgé de 32 ans soldat de 2ème classe… ».
Caro Jean né le 22 mai 1888 à Collorec (Finistère) mort pour la France, le 18 novembre 1914 par suite de ses blessures à l’hôpital de Château-Thierry. Marié et 1 enfant.
Colin Corentin
né le 9 juin 1881 à Guiler (Finistère), tué à l’ennemi le 13 novembre 1914 « à 17 heures » . (attaque sur Sapigneul).Il est marié et 1 enfant. Etat civil de Quimper, 1917, décès, acte 249, « sur la déclaration d’Alcide Vitrant âgé de 33 ans , soldat de 2ème classe ». Un seul témoin.
Evariste Jean, né le19 janvier 1883 à Plomodiern, tué à l’ennemi le 9 novembre 1914. (contre-attaque du 148ème ri)
Etat civil de Plomodiern, 1915, décès, acte 20, « « sur la déclaration d’Alcide Vitrant, âgé de 33 ans , soldat de 2ème classe et d’Eugène Tailleur, âgé de 32 ans, soldat de 2ème classe, tous deux du 148ème ri
Photo sur généanet voir sources
Goascoz Yves, né le 2 juillet 1881 à Plovan, marié, 3 enfants, mort des suites de ses blessures à Cormicy, le 2 décembre 1914, blessé le 4 novembre (attaque sur Sapigneul).
Gourmelen Jean, né le 12 mai 1889 à Esquibion (Finistère) tué à l’ennemi le 26 octobre 1914( combat au corps à corps pour reprendre une tranchée). Etat civil d’Esquibien 1916, décès, acte 21, « « sur la déclaration de Léon Bolenor, âgé de 22 ans et de Désiré Capon, âgé de 25 ans tous deux du 148ème ri ».
Hémon Vincent, né le 31 janvier 1880 à Guengat (Finistère). Il est marié ; Disparu le 26 octobre 1914 (combat au corps à corps pour reprendre une tranchée). Etat civil Guengat, 1920, décès acte 20, disparition, c’est un jugement du tribunal civil de Quimper qui fixe la date du décès sur base des informations fournies par le régiment. « déclare constant le décès de Hémon Vincent, mort pour la France à Berry-au-Bac, le 26 octobre 1914 »
Jolivet Jean né le 25 avril 1880 à Douarnenez. Il est marié. Mort à l’ambulance 6 de Guignicourt, le 26 octobre 1914 de ses blessures de guerre. Blessé la veille, lors du premier combat. Il est considéré comme disparu. Etat civil de Ploaré, 1921, décès acte 37 « mort pour la France, à l’ambulance de Guignicourt le 26 octobre 1914… »
Kervarec Yvon né le 20 mai 1884 à Gourlizon (Finistère), tué à l’ennemi le 12 novembre 1914 (attaques sur Sapigneul).
Disparu, une enquête est diligentée par la Croix Rouge internationale
Lauden Louis, né le 27 décembre 1880 à Ploneis (Finistère) disparu au combat du 11 novembre (attaque sur la côte 108). Etat civil de Ploneis, 1921, décès, acte 6, disparition : « le tribunal, après en avoir délibéré, conformément à la loi , déclare constant le décès de Lauden Louis Marie, né le 27 décembre 1880, à Ploneis, soldat au 148ème ri, « Mort pour la France » à Berry-au-Bac, le 11 novembre 1914 ».
Lavaux Louis, né le 237 mai 1890 à Tregunc (Finistère)
Etat civil de Tregunc, 1915, décès, acte 21 : « sur la déclaration d’Albert Hallot, âgé de 23 ans, clairon au 148ème ri et de Georges Perrot, âgé de 22 ans sergent au 148ème ri qui ont signé avec nous après lecture »
Le Bris Jean, né le 24 avril 1882 à Trégunc (Finistère) tué à l’ennemi le 9 novembre 1914 (contre-attaque du 148ème). Tué en même temps qu'Evariste Jean.
Le premier mort parmi les Bretons
Le Dez François, né le 17 février 1888 à Pont-Aven, (Finistère) tué à l’ennemi le 25 octobre 1914 (Tué dès le premier combat).
Le Gall Jean, né le 17 octobre 1881 à Paule (Cotes du Nord) mort à l’ambulance 15/1 à Champigny-sur-Vesles le 12 novembre 1914 des suites de ses blessures.
Le Lec Jean, né le 20 mai 1882 à Loctudy (Finistère) tué à l’ennemi le 30 octobre 1914 à 15 heures (contre attaque du 148ème). Il faisait partie de la 11ème compagnie . Etat civil de Loctudy, 1915, décès, acte 26: « sur la déclaration de Boisserolle Maurice, âgé de 23 ans, caporal et de Parent Georges , âgé de 26 ans, sous lieutenant tous deux au 148ème ri »
Le Meur Lucien, né le 12 novembre 1881 à Kerfot (Cotes du Nord) mort le 18 novembre 1914 à l’ambulance 16/2 à Château-Thierry des suites de ses blessures de guerre, plaies multiples par shrapnell et hémorragie.
Le Moal Jean né le 11 avril 1883 à Plozevet (Finistère) tué à l’ennemi le 12 novembre 1914 (attaque sur Sapigneul). Célibataire
Etat civil de Plozevet, décès, 1917décès, acte 56, « le tribunal civil de Quimper a déclaré constant le décès de Le Moal Jean soldat au 148ème ri mort pour la France à Berry-au-Bac … »
Le Roch , né le 5 mai 1892 à Pluméliau (Morbihan) et y domicilié, décédé le 6 décembre 1914 à Épernay (Marne), au 137, rue de l’Hôpital Auban-Moët de fièvre typhoïde.
Marc Pierre né le 16 janvier 1881 à Plomodiern (Finistère) Tué à l’ennemi le 2 novembre 1914. Etat civil de Plomediern, 1915, décès, acte 25, « « sur la déclaration de César Lefèvre, âgé de 32 ans, soldat de 2ème classe et de Charles Silvert, âgé de 25 ans soldat de 2ème classe, tous deux du 148ème ri ».
Martin Edouard, né à Carhaix (Finistère), le 15 février 1888, tué à l’ennemi le 10 novembre 1914 (attaque ennemie sur Berry-au-Bac). Marié. Etat civil de Carhaix, 1915, décès, acte 75, « sur la déclaration de Paul Planchon, caporal, âgé de 26 ans et de Louis Delval âgé de 32 ans, soldat de 1ère classe, tous deux au 148ème ri »
Perennou Jean, né le 28septembre1884 à Qumperlé (Finistère), tué à l’ennemi le 12 novembre 1914 (attaque sur Sapigneul)
Peresse Joseph, né le 19 mars 1892 à Guern (Morbihan), tué à l’ennemi le 13 novembre 1914 (attaque sur Sapigneul) . Il résidait à Aubervilliers (Seine et Oise). Etat civil de Aubervilliers, 1916, décès, acte 919. Cet acte a été rédigé, (avec beaucoup de retard) le 16 juillet 1916, à Dreveno, (Grèce, le 148ème ri est en Orient depuis le 5 novembre 1915). « Peresse Joseph soldat de 2ème classe, de la 12ème compagnie, est mort pour la France, le 13 novembre 1914 à 15heures, dressé par nous Charles Nicolas Lux, lieutenant au 148ème ri et sur la déclaration de Minal René, soldat de 2ème classe, âgé de 33 ans, et de Lefèvre Henri, soldat de 2ème classe, âgé de 33 ans tous deux de la 12ème compagnie ».
Carré des soldats morts à l'hôpital de Nevers
Prat Jean, né le 14 juin 1884 à Quimperlé (Finistère) mort à l’hôpital mixte de Nevers des suites de ses blessures de guerre.
Querlou Jean, né le 28 août 1882 à Saint Thurien (Finistère), tué à l’ennemi le 13 novembre 1914 (attaque sur Sapigneul)
Saux Pierre, né le 2 janvier 1888 à Erquie (Finistère), décédé des suites de ses blessures le 20 novembre 1914 à l’ambulance de Champigny-sur-Vesles. Etat civil de Ergué, 1916, décès, acte 16 : « décès de Pierre Saux, célibataire, soldat de 2ème classe au 148ème ri, 1er bataillon, à Champigny-sur-Vesle le 20 novembre à 7 heures 15 des suites de ses blessures, conformément à l’article 77 du code civil, nous nous sommes transportés auprès de la personne décédée et assuré de la réalité du décès par nous François Durieu, officier d’administration, officier de l’Etat civil sur la déclaration de Lucien Julien Philippe Louis Legrand 30 ans, médecin aide-major de 2ème classe de réserve et de Ferdinand Alphonse Hubin , 26 ans, sergent à la 1ère section d’infirmier ».
Le Trividic Jean, né le 26 mai 1887 à Spézet, tué à l’ennemi le 31 octobre 1914 (une mine allemande explose sous les positions du 148èmeri)
Vigouroux Philibert né le 29 juin 1881 à Landudec (Finistère), marié et 3 enfants, tué à l’ennemi le 5 novembre 1914 ( Le 5 novembre .. journée calme, perte : 1 tué) selon le JMo. Serait-ce la rectification d’un « oubli » ? L’acte de décès de l’Etat civil de Landudec donne une autre version. Etat civil de Landudec 1915, décès, acte 21 : « sur la déclaration de Constant Lamarche âgé de 22 ans, caporal et de Louis Masson, âgé de 35 ans soldat de 1ère classe, tous deux au 148ème ri ».,
Peut-être que d'autres soldats du 148ème ri qui ont perdu la vie sur Berry-au-Bac et environs reposent-ils dans l'ossuaire de la nécropole?
Merci à Messieurs F. Danès et Th. Valles pour leur aide appréciable.
Mémoire des Hommes, JMO du 148ème ri et fiches Mort pour la France.
CICR, enquête menée pour le soldat Lauden. Disparition.
Pour les états civils dans les AD 29, AD 22 et AD 56, chaque référence est donnée dans le texte
Goascoz Yves voir R. Strullu, https://gw.geneanet.org/rstrullu?n=goascoz&oc=&p=yves+corentin
Photos personnelles sauf Nevers, merci à Mme D. Graillot
D'autres Bretons (classes anciennes) incorporés au 148ème ri perdront également la vie par après ou seront grièvement blessés. Nous avons déjà rencontré l'histoire de certains dans le blog. Plusieurs sont même cités dans les listes des blessés voire des (momentanément) disparus de la période envisagée par cette page. (25 octobre-19 novembre 1914)
En bref, sans les documents illustrant leur page
KERVELLA Yves, fils de Yves et de Anna Hascoet,né le 17 mars 1884 à Cast (Finistère) et y résidant, agriculteur . Incorporé au 123ème RI le 8 octobre 1905, comme soldat de 2ème classe. Il est envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1906 nanti du certificat de bonne conduite. Il prestera deux périodes d’exercices du 24 août au 20 septembre 1908 et du 2 au 18 avril 1911 au 118ème RI. Il se marie avec Alice Blin et réside à Ablon ( Calvados). Mobilisé le 3 août 1914 et affecté au 148ème Ri, 11ème cie. Décédé le 16 février 1915 sur le champ de bataille à Hermonville (combat du Bois du Luxembourg). Il laisse une petite fille, née en 1914. Une orpheline qui n’aura pas connu son papa.
SINQUIN François, fils de Guillaume et de Marguerite Le Coz, né le 14 mars 1884 à Scaër (Finistère) y résidant, tailleur de pierres, domiciliés également à Scaër. «Engagé volontaire pour cinq ans à la mairie de Lorient le 26 mars 1902 pour les équipages de la flotte ». Arrivé au corps ledit jour à Lorient comme apprenti marin, Il est mis dans la réserve le 26 mars 1907 avec le certificat de bonne conduite accordé. Il sera dispensé de périodes d’exercices. A la mobilisation, comme les équipages sont constitués, les marins « restés à quai » sont mutés dans l’infanterie, Mobilisé le 21 août 1914, François rejoint le 118ème RI à Quimper et, après une brève instruction, il est incorporé, le 20 octobre, au 148ème Ri qu’il rejoint le 23 octobre 1914 avec les premiers renforts. Immédiatement plongé dans les violents combats de la côte 108 et de Sapigneul, il connaîtra, comme tous ses frères d’armes, encore des moments difficiles à la ferme de Choléra et puis ce premier hiver le long de l’Aisne, près de la ferme de la Pêcherie. Le 16 février 1915, le régiment est engagé dans l’affaire du Bois du Luxembourg. Le dernier combat pour le marin devenu fantassin. Il est tué à l’ennemi. Un secours de 150fr sera alloué à sa veuve le 27 juillet 1915. Inhumé provisoirement dans une tombe collective dans le cimetière proche de la ferme du Luxembourg, il sera transféré vers la nécropole de Cormicy. Il doit être inhumé dans un des deux ossuaires parmi les soldats qui n’ont pu être identifiés. voir http://148emeri.canalblog.com/archives/2021/04/10/38913049.html
LE FOLL René, fils de Jeanne Le Foll, né le 29 avril 1882 à Edern (Finistère) et y résidant comme cultivateur, domiciliée à Edern. Ajourné en 1903 et en 1904 pour faiblesse puis déclaré bon en 1905. Arrivé au 118ème RI comme soldat de 2èmeclasse le 8 octobre 1905. Envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1906 (soutien de famille, il a 10 frères et sœurs) avec le certificat de bonne conduite accordé. Passe dans la disponibilité le 1er octobre 1906. Il fera néanmoins deux périodes d’exercices du 2 août au 2 septembre 1908 et du 2 avril au 10 mai 1911 au 118ème RI. Il se marie le 18 octobre 1911 avec Anne Larnicol, le couple réside à plomeur. Mobilisé le 21 août 1914, il rejoindra, après une brève instruction, le 148ème ri, 10ème compagnie, avec les renforts de novembre 1914. Un groupe qui sera laissé en réserve et suivra encore deux séances de tirs avant d’aller compléter les compagnies. Il connaîtra, comme tous ses frères d’armes, des moments difficiles à la ferme de Choléra et puis ce premier hiver le long de l’Aisne, près de la ferme de la Pêcherie. Le 16 février 1915, le régiment est engagé dans l’affaire du Bois du Luxembourg. Son dernier combat. Blessé, plaie par éclat d’obus perforant la plèvre droite le 16 février 1915 à la ferme de Luxembourg, il est évacué vers l’arrière mais décède le 17 février à l’ambulance de Gueux (Marne)
HALOU Guillaume, fils de feu Pierre et Marie Vigouroux né le 3 juin 1882 à Plovezet et y résidant exerçant la profession de cultivateur. Ayant fait son service militaire au 135ème RI. du 14 novembre 1903 au 18 septembre 1904. Un an comme fils unique de veuve. Mis dans la réserve le 1er novembre 1906, avec le certificat de bonne conduite, il prestera deux périodes d’exercices du 24 août 1908 au 20 septembre 1908 et du 19 avril au 5 mai 1911 au 6ème régiment d’infanterie coloniale. Il est rappelé à l’activité le 20 août 1914. Il suit une instruction ( un rappel) du 20 août au 19 octobre 1914 avant de rejoindre le 148ème RI. Il arrive donc avec le renfort de novembre . Un groupe qui sera laissé en réserve et suivra encore deux séances de tirs avant d’aller compléter les compagnies. Il connaîtra, comme tous ses frères d’armes, encore des moments difficiles à la ferme de Choléra et puis ce premier hiver le long de l’Aisne, près de la ferme de la Pêcherie. Le 16 février 1915, le régiment est engagé dans l’affaire du Bois du Luxembourg. Son dernier combat. Blessé au Bois de Luxembourg, il est évacué vers l’arrière et meurt des suites de ses blessures à l’ambulance de Sapincourt le 20 février suivant. Un secours de 150 fr a été payé.
LEVESNES Jean, fils de Jean Marie ème classe.et de feue Marie Louise Asquoët, né le 6 octobre 1884 à Tréboul (Finistère) résidant à Poallan (Douarnenez) et exerçant la profession de cultivateur. Incorporé au 118ème RI comme soldat de 2ème classe le 10 octobre 1905 et soldat de 1ère classe le 13 août 1907. Envoyé dans la disponibilité le 28 septembre 1908 avec le certificat de bonne conduite. Il n’a pas fait de périodes d’exercices intermédiaires car dispensé en 1910 pour être présent à l’étranger hors Europe (USA, New York). Mobilisé le 3 août 1914 et passé au 148ème RI le 20 octobre 1914, arrivé au corps avec les renforts du 23 ocotbre et disparu le 16 février 1915 devant la ferme de Luxembourg. Un secours de 150 fr a été versé le 5 avril 1916 . Jugement déclaratif d’u tribunal fixera la date du décès.
BISQUAY Jean Marie, fils de Jean Marie et de Conan Anne, est né le 3 décembre 1886 à Riec-sur- Belon (Finistère) et exerce la profession de cultivateur lorsque le 8 octobre 1907, il est incorporé au 162ème ri comme soldat de 2ème classe. Sur décision du général commandant le 6ème corps, il passe comme soldat ordonnance le 1er octobre 1908 au 6ème escadron du train des équipages militaires. Brièvement car le 18 décembre suivant, il mute au 5ème escadron du train des équipages militaires. Le 25 septembre 1909, il passe dans la réserve muni d’un certificat de bonne conduite. Rendu à la vie civile, il épouse, le 14 mai 1911, Clémentine Rioual. Le 1er août 1914, il est rappelé sous les drapeaux et intègre, après une brève remise à niveau, le 148ème ri le 23 octobre 1914, la 3ème compagnie du 148ème ri. Il n’a pas participé à la campagne de Belgique ni à la retraite sur la Marne ainsi qu’à la reconquête vers l’Aisne. Arrivé avec les renforts du 20 octobre 1914, il sera néanmoins plongé dans les derniers combats de Berry-au-Bac. Après un premier hiver dans les tranchées dans le secteur de la ferme de la Pêcherie, il se retrouve, mi-février, dans le secteur de la ferme du Luxembourg. Sa 3ème compagnie est envoyée en renfort pour soutenir l’effort de la 12ème cie. Il sera tué sur le champ de bataille.
BRICOUT Joseph, fils de Joseph et de Vanderwalle Elise est né le 13 septembre 1889 à Beauvois (Nord). Il exerce la profession de tisseur lorsque le 5 octobre 1910 il est incorporé au 148ème ri comme soldat de 2ème classe. Nommé caporal le 10 octobre 1911, muni d’un certificat de bonne conduite, il est envoyé en congé le 27 septembre 1912 en attendant d’être mis dans la réserve de l’armée active.Le 1er août 914, il est rappelé à l’activité et rejoint le régiment en campagne le 27 septembre 1914. Il aura échappé à la campagne en Belgique. Il participe néanmoins à la retraite vers la Marne puis prend part aux différents combats sur l’Aisne. Berry-au-Bac, ferme de Cholera, cote 108, Sapigneul... Il est reconnu comme « très bon gradé qui a toujours fait preuve d’une grande bravoure ». Il passe son premier hiver dans les tranchées dans le secteur de la ferme de la Pêcherie puis, le 16 février 1915, est engagé, avec la 9ème compagnie, dans le combat de la ferme du Luxembourg, où il « s’est vaillamment comporté à l’attaque du Bois du Luxembourg » et y est grièvement blessé, « arrachement de la mâchoire fracassée par deux balles ». La mutilation de la face ! Les soins de reconstruction seront longs. Une blessure dramatiqueLa chirurgie de l’époque ne permet pas une reconstruction générale. J. Bricout gardera de lourdes séquelles tant fonctionnelles (difficulté pour mastiquer) qu’esthétiques (défiguration par une large cicatrice lui déformant la face). Cité à l’ordre de l’armée, il est décoré de la médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme et étoile de bronze. Il recevra également la médaille de la Victoire. Proposé pour une pension permanente de 85% de retraite par la commission de réforme en 1919, son cas sera revu le 25 septembre 1925 puis en 1927 et sa pension majorée à 100%.
BOZEC Louis, fils de feu Jean François et de feue Marie Le Bourihis, est né à Moëlan (Finsitère) le 9 mai 1885, est marin lorsqu’il est appelé sous les drapeaux le 23 mai 1903 au Quartier de Lorient. (à compléter)
GUILLOU René, fils de René et de Colin Marie, né le 5 novembre 1880 à Mahalon (Finistère) était cultivateur à Mahalon lorsqu’il est appelé sous les drapeaux du 41ème ri le 14 novembre 1901. Il a été dispensé en 1900 comme aîné de 7 enfants comme soldat de 2ème classe. Nommé soldat de 1ère classe le 4 juillet 1902 puis envoyé dans la disponibilité le 20 septembre 1902 muni du certificat de bonne conduite. Le 24 mai 1905, il épouse Marguerite Vigouroux, une fille nait en 1906 un garçon en 1913. Il accomplit deux périodes d’exercices du 19 août au 15 septembre 1907 puis du 24 avril au 10 mai 1911 au 118ème ri. Il est rappelé à l’activité le 21 août 1914 et après une brève instruction, il rejoint le 148ème ri avec les renforts du 23 octobre 1914. Il est décédé le 16 mai 1915 dans le secteur de Ville–au-Bois. Un secours de 150 fr a été versé le 6 juillet 1915.
FER François, fils de feu Louis et de Jeanne menez, est né le 30 mars 1880 à Botmeur,(Finistère). Il est cultivateur. Dispensé dans un premier temps, pour avoir un frère au service, il rejoindra le 2ème ri le 14 novembre 1901 et envoyé dans la disponibilité le 20 septembre 1902 avec le certificat de bonne conduite. Il passe dans la réserve le 1er novembre 1904. Suite à des problèmes de santé (bronchite spécifique), il est reformé le 24 août 1907. Le 15 octobre 1912, il épouse Marie Jeanne Bellec, une fille naît de leur union en 1914. La guerre éclate, les combats font rage, les pertes sont énormes, l’armée a besoin d’hommes, il repasse au conseil de révision et déclaré apte pour le service armé le 9 décembre 1914. Il rejoint la 3ème compagnie du 148ème ri le 24 février 1915 et le 17 mai, alors que les pionniers remettent en état les tranchées, les Allemands déclenchent un tir de grenades le tuant et blessant trois de ses frères d’armes. Un secours de 150 fr a été payé le 6 juillet 1915.
FRIANT Jean-Yves, fils d’Yves et de Marie Gourmelen, est né le 6 septembre 1881 à Ploaré (Finistère), il est cultivateur installé à Le Juch (Finistère). Il est dispensé en 1901 comme soutien de famille. C’est donc le 14 novembre 1902 qu’il incorpore le 118ème ri comme soldat de 2ème classe. Il passe dans la réserve le 1er novembre 1905. De retour à la vie civile, il épouse Marie Younou le 23 juin 1907. Trois enfants (1908, 1910 et 1911) naissent de cette union. Il preste deux périodes d’exercices au 118ème ri, la première du 4 novembre au 1er décembre 1909, la seconde du 24 avril au 10 mai 1911. La mobilisation le rappelle à l’activité le 21 août et après une brève instruction, il rejoint le 148ème à Berry-au-Bac le 23 octobre. Il fait partie de la 1ère compagnie du 1er bataillon. Grièvement blessé le 16 mai 1915 lors de la relève au Bois de la Mine, plaie à la hanche et jambe droites par éclat d’obus, il est évacué vers l’arrière et décède des suites de ses blessures à l’hôpital complémentaire n°38 à Mont de Marsan le 29 mai 1915. Un secours de 150 fr a été versé le 22 juin suivant.
LABBE Alain, fils d’Alain et de Louise Bléogad, est né le 23 juillet 1880 à Elliant (Finistère). Il est cultivateur. Le 16 novembre 1901, il incorpore le 116ème ri comme soldat de 2ème classe. Nommé tambour le 23 septembre puis envoyé dans la disponibilité le 11 mars 1904 avec le certificat de bonne conduite. Il accomplit deux périodes d'exercices au 6ème régiment d’infanterie coloniale le premier du 21 mai au 17 juin 1907, le second du 17 mai au 2 juin 1910. Entretemps, il a épousé, le 10 janvier 1909, Catherine Berrou. 1914, la mobilisation. Il refait une instruction avant d’être envoyé, lui-aussi, en renfort le 23 octobre 1914 vers le 148ème ri engagé à Berry-au-Bac. Le 16 mai 1915, lors de la relève, il est blessé au Bois de la Mine d’une « plaie à la fesse droite par éclat d’obus". Des soins qui l’éloignent du front jusqu’au 12 juin 1916. Il ne reviendra plus au 148ème ri parti en Orient et reste un long moment au dépôt de Vannes avant de passer temporairement au 4ème régiment des Zouaves, le 23 mars 1916, puis le 12 juin suivant, il mute vers le 2ème régiment de Zouaves jusqu’au 3 février 1919. De retour à la vie civile et veuf de sa première épouse, il se remarie le 1er avril 1919 avec Isabelle Le Grill. Il garde des séquelles de sa blessure. La commission le propose pour une réforme temporaire avec pension le 15 septembre 1920 « pour des douleurs irradiées sur le trajet des deux sciatiques à prédominance gauche, signe de Lasègue) arthrite des coups de pieds dont les mouvements sont douloureux. Réflexes rotuliens et achiliens un peu brusques". En 1921, il reçoit une pension de 480 fr. Il meurt le 10 février 1926.
PENNANEC'H Hervé, fils de feu Pierre et de Marie Catherine Quintin, est carrier de profession et réside à Joinville (Seine et Oise). Le 16 novembre 1903, il incorpore le 128ème ri comme soldat de 2ème classe et nommé caporal le 19 septembre 1904. Muni de son certificat de bonne conduite, il est envoyé dans la réserve le 18 septembre 1908. Il accomplit deux périodes d’exercices au 118ème ri, la première du 26 août au 17 septembre 1909, la seconde du 24 avril au 10 mai 1911 et passe le 12 novembre 1911 dans la réserve du 116ème ri. Il se serait marié et aurait quatre enfants. 1914, il est mobilisé le 12 août 1914 et après une brève instruction, il fait parie du renfort du 23 octobre 114 vers le 148ème qui combat à Berry-au-Bac. Le 18 mai 1915, « est resté pendant 1h30 dans un poste d’écoute en but aux grenades lancées par l’ennemi. Blessé, il n’a quitté son poste que sa mission terminée ». Il est évacué vers l’arrière et ne rentre au régiment que le 7 août 1915. Il part pour l’Orient et sera démobilisé que le 1er février 1919. Le 148ème est toujours engagé en Orient. Quelques séquelles légères d’une fracture de la clavicule gauche. (sa blessure de guerre ?).
LE GOFF Yves, fils d’Yves et de Marie Le Guellec, est né le 9 avril 1881 à Plozevet (Finistère). Il exerce la profession de tailleur. Il est levé comme matelot de 3ème classe dans les équipages de la flotte à Brest le 1er octobre 1901 et mis en congé le 1er octobre 1902. Il se marie le 12 juin 1904 avec Marie Le Quere et deux enfants (1906 et 1910) naissent de leur union. Du 5 au 22 juillet 1909, il accomplit une période d’exercices au 2ème dépôt des équipages de la Flotte et est dispensé du second. Le 11 octobre 1911, il est versé dans l’armée de terre et affecté au régiment de Quimper. 1914, le 24 août, la mobilisation le rappelle à l’activité et après une brève instruction, il est incorporé au 148ème ri qu’il rejoint le 23 octobre 1914. Le 17 mai 1915, alors que les pionniers travaillent à la remise en état des tranchées, les Allemands jettent une quantité de grenades faisant un tué et 3 blessés. Il est parmi les blessés. Une blessure cependant sans gravité puisqu’il n’est pas évacué. Les soins à l’ambulance la plus proches suffisent. Il reprend sa place dans la compagnie et un mois après…. il est déclaré « disparu » au combat de Qunnevières. Un secours de 150 fr sera versé à sa veuve.
GUIVARCH Jean, fils d’Edouard et d’Eveline Cloarec, est né le 26 septembre 1881 à Guilevinec (Finistère). Il est soudeur. Le 1er octobre 1901, il incorpore les équipages de la flotte à Brest. Arrivé au corps le 1er octobre comme matelot de 3ème classe, il passe 2ème classe le 16 mai 1902 puis désigné comme timonier breveté avant d’être placé en congé illimité le 1er octobre 1902. Il est dispensé des périodes d’exercices. 1914, la mobilisation le rappelle à l’activité le 2 août. Après une brève instruction, il rejoint, le 23 octobre 1914, comme nombre de Bretons, le 148ème ri à Berry-au-Bac. Il est blessé le 22 mai 1915 à Pontavert par éclats de grenades au genou. Evacué sur l’hôpital auxiliaire n°25, il y reçoit les premiers soins jusqu’au 4 septembre. Il est ensuite transféré au corps de rééducation physique du Grand Palais à Paris jusqu’au 18 septembre. Ensuite, il sera dirigé vers l’hôpital de convalescence de Clignencourt jusqu’au 24 septembre. Guéri, il reçoit une permission de 7 jours pour rejoindre sa famille à Douarnenez. Séjour en famille certainement trop b ref car le 29 septembre 1915, il rentre au dépôt de Vannes à la 24ème compagnie en attendant une nouvelle affectation. Un long séjour au dépôt (Presqu’une année…servirait-il temporairement d’instructeur ?). Le 6 août 1916, il reçoit sa nouvelle affectation pour le 245ème ri qu’il rejoint ledit jour. 1918, sa fin de guerre sera plus calme. Comme ouvrier métallurgique, il est dirigé le 28 avril 1918 sur le dépôt du personnel technique de l’aviation de Plessis Belleville. Ensuite, il suivra des cours à l’école d’aviation de Pau puis partira au 3ème groupe d’aviation à Bordeaux. Il est envoyé en congé illimité de démobilisation le 16 février 1919. Il garde des séquelles de sa blessures et est proposé pour une pension temporaire par le conseil de réforme pour « cicatrice de 14 cm du creux poplité gauche, hypotonie de la cuisse, amyotrophie de 2 ½ cm et gène à la marche".
Voquer Jean, fils de feu Yves (+1900) et de Marie Jeanne Le Faou, est né le 4 avril 1883 à Peumerit (Finistère)est cultivateur . Fils aîné de veuve, il est dispensé pour la classe 1903 et sera appelé le 14 novembre 1904 au 123ème ri et envoyé dans la disponibilité le 23 septembre 1905 muni du certificat de bonne conduite. Revenu à la vie civile, il reprend son travail et se marie le 25 novembre 1906 avec Marie Anne Ledu. Trois enfants naîtront de cette union (1907, 1910 et 1912). Il accomplit deux périodes d’exercices, du 24 août au 20 septembre 1908 et du 10 au 26 avril 1912 au 6ème régiment coloniale. Août 1914, la mobilisation le rappelle à l’activité et le 3 août, il suit une brève instruction avant de rejoindre le 23 octobre 1914, le 148ème ri à Berry-au-Bac.. Il est blessé et évacué le 26 mai alors que l’artillerie ennemie pilonne le secteur. Une plaie à la tête région pariétale droite avec pour conséquences outre une otite sèche, une forte surdité. Il est proposé pour la réforme et admis avec gratification le 9 décembre 1915. Il se retire à Peumerit.












